Midi-Pyrénées : le Coorace lance une expérimentation sur des parcours d’insertion et de formation dans le secteur des services à la personne

Par - Le 17 mai 2010.

Le Coorace Midi-Pyrénées , fédération qui regroupe quarante structures d’insertion par l’activité économique et associations de services aux personnes, a lancé, fin 2009, une expérimentation qui permet d’allier contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE) et contrat de professionnalisation dans le secteur des services à la personne.

« Le CAE permet de financer le salaire de la personne ; le contrat de professionnalisation, le coût pédagogique de la formation, financé en l’occurrence par l’Agefos-PME, avec qui nous travaillons régulièrement », explique Hélène Ménard, déléguée régionale de Coorace Midi-Pyrénées, qui précise avoir travaillé avec de nombreux partenaires tels Pôle emploi, l’Agefos-PME, Agir pour l’emploi, les directions régionale et départementale du travail et Réunica. « Nous avons choisi ce montage financier car ces personnes travaillent souvent sur des temps très courts et sont à la fois demandeurs d’emploi et salariés. Ainsi, les acteurs qui pourraient les financer se renvoient la balle », précise Hélène Ménard.

Le dispositif dure un an. Les dix bénéficiaires, toutes des femmes âgées de 24 à 50 ans, étaient en recherche d’emploi. Elles ont deux jours de formation par semaine pendant dix mois, soit 521 heures, qu’elles alternent avec un CDD de 21 heures par semaine chez des particuliers, trouvé par les associations intermédiaires. Elles gagnent le Smic, en moyenne.

Les deux mois précédant l’entrée en formation sont consacrés à l’acquisition de savoirs de base (français, mathématiques, communication orale). « Les stagiaires ont été sélectionnées par Pôle emploi et par le Coorace en fonction de leur projet professionnel, leur motivation, et leur capacité à suivre une formation pendant un an », poursuit Hélène Ménard. Un accompagnement est prévu par l’organisme de formation Irfasud et par les conseillers en insertion.

Qui y aura-t-il au bout de ce parcours ? « Nous travaillons avec des associations d’aide à domicile qui réfléchissent à une future intégration des stagiaires, nous avons également contacté des entreprises », affirme Hélène Ménard qui souhaite renouveler l’expérience dans le Lot, et pourquoi pas l’étendre à la région : « il y a du potentiel en recrutement qualifié dans le secteur des services à la personne. Toutefois, il faut que nous trouvions un financement pérenne et renouvelable. La perspective du contrat unique et de la période de professionnalisation est l’une des pistes que nous allons explorer. »

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