« Nous allons faire de Cap Métiers la porte d’entrée aquitaine pour l’orientation et la formation », Catherine Veyssy, vice-présidente du Conseil régional en charge de la formation professionnelle

Par - Le 06 mai 2010.

Catherine Veyssy est adjointe au maire de Lormont, à l’emploi et à la formation. Précédemment vice-présidente en charge de la politique de la ville, elle a beaucoup travaillé sur des actions de formation en direction des publics des quartiers prioritaires.

Centre INFFOVotre action va-t-elle s’inscrire dans la continuité de votre prédécesseur ?

Catherine Veyssy – Tout à fait. Le dernier mandat a permis de structurer l’action du Conseil régional sur la formation professionnelle. Nous avons mis en place une organisation administrative conséquente et développé de nombreux partenariats dont l’aboutissement a été le Plan régional de développement de la formation voté l’année dernière et qui court jusque 2014.

Centre INFFOQuelles sont les grandes lignes de ce PRDF ?

Catherine Veyssy – L’axe fort est la gouvernance et le partage de l’élaboration de la formation professionnelle avec les acteurs du secteur. L’objectif de ce PRDF est de satisfaire les besoins des entreprises, des publics et des territoires. Cela semble évident, toutefois, la mise en œuvre de ces principes suppose des partenariats.

Centre INFFOQuelles sont, selon vous, les actions essentielles du précédent mandat concernant la formation professionnelle ?

Catherine Veyssy – La mise en place de la gratuité pour les formations sanitaires et sociales, la mise en place du revenu social de formation qui rémunère tout jeune qui suit une formation à hauteur de 400 à 600 euros par mois. Et enfin, pour faire face à la crise, l’accompagnement de 6 000 salariés, avec le développement de programmes de formation spécifiques.

Centre INFFOSur quels chantiers « prioritaires » allez-vous travailler ?

Catherine Veyssy – Nous travaillons avec la commission Economie et nous allons devoir être présents et réactifs pour deux grandes entreprises aquitaines qui ne se portent pas très bien. Nous nous penchons également sur la construction de la Ligne Grande Vitesse (LGV) Bordeaux-Tours car il y aura un enjeu en termes d’emplois et de formations. L’échange entre élus locaux est également primordial. Nous organisons le 27 mai une visite dans les chantiers formation de Marmande qui associent les entreprises locales et dont les taux d’insertion dans l’emploi sont élevés.

Nous allons également poursuivre l’accueil et l’orientation des jeunes et des personnes éloignées de l’emploi en renforçant le nombre de places disponibles pour les stages. De même, nous allons poursuivre l’accompagnement des salariés et travailler sur la continuité de leur parcours professionnel. Autre grand chantier : le plan régional de transmission des entreprises. 45 000 entreprises aquitaines verront leur patron partir à la retraite d’ici cinq ans. Avec ces départs, des emplois pourraient disparaître. Nous avons donc mis en place un dispositif qui permet aux salariés de racheter l’entreprise et de suivre des formations pour qu’ils puissent se lancer dans ces défis.

Nous allons aussi faire de Cap Métiers le centre de ressources d’Aquitaine concernant l’orientation. Cette structure, créée conjointement par la Région, les partenaires sociaux et l’Etat, va monter en puissance avec la mise en place d’une plateforme et un déménagement dans des nouveaux locaux. Cap Métiers sera la porte d’entrée aquitaine pour l’orientation et la formation.

Centre INFFOEnvisagez-vous des actions de formation spécifiques au bassin d’emploi aquitain ?

Oui, notamment en direction de l’éolien, sur l’éco-construction puisque nous avons la forêt des Landes, et sur l’e-tourisme.

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