L'assemblée générale de l'UNML, le 25 septembre, a été précédée d'un dîner-débat pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux élus présidents de Mission locale

Les Missions locales, “service public de l’accompagnement entre l’école et l’emploi”

Rédigé par . Publié le 29 septembre 2014. Mis à jour le 11 mars 2019.

Face à une situation des jeunes qui s’aggrave, l’action des Missions locales mérite plus que jamais le soutien du gouvernement et des collectivités territoriales. Tel est le message porté par la motion adoptée à l’unanimité lors de la dernière assemblée générale de l’Union nationale des Missions locales (UNML), le 25 septembre à Paris. Elle a également vu la réélection à l’unanimité de Jean-Patrick Gille (par ailleurs député PS d’Indre-et-Loire) dans ses fonctions de président.

“Le réseau des Missions locales est en première ligne pour l’emploi des jeunes.” Prononcés par la déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) Emmanuelle Wargon, ces mots ont résonné positivement aux oreilles des auteurs de la motion qui venait d’être lue. Estimant inédites les difficultés d’insertion dans l’emploi et dans la société auxquelles doit faire face la jeune génération, le texte souligne l’implication des Missions locales, non sans oublier de mentionner leurs “responsabilités nouvelles” : emplois d’avenir, “garantie jeunes”, conseil en évolution professionnelle (CEP) ou compte personnel de formation (CPF). Tous ces nouveaux dispositifs mobilisent le réseau national qui entend “être reconnu comme le service public de l’insertion et de l’accompagnement des jeunes entre l’école et l’emploi”.

Mais ces dispositifs, ajoute l’UNML, ne peuvent être suivis à budget constant. Elle demande un soutien accru du gouvernement.

LES DEMANDES DES MISSIONS LOCALES

 Porter à hauteur de 200 millions d’euros les crédits de fonctionnement négociés dans le cadre de la convention pluriannuelle d’objectifs ;

 évaluer et financer “à la hauteur des besoins à prendre en compte” les crédits pour l’accompagnement et la formation des jeunes en emploi d’avenir ;

 “sécuriser” le financement des Missions locales dans le cadre de l’“initiative européenne de la jeunesse”, avec un dispositif financier porté par l’État permettant d’avancer des fonds européens ;

 former les professionnels à la mise en œuvre des nouveaux dispositifs, avec un financement par l’État, aux côtés de la branche professionnelle qui “ne pourra à elle seule prendre en compte toutes les actions d’adaptation des compétences”.

L’UNML n’en oublie pas ses partenaires, et souligne la nécessité d’“une reconnaissance plus forte” et d’un “engagement financier pérenne et pluriannuel par l’État” en faveur de l’ensemble des acteurs territoriaux (Maisons de l’emploi, Plans locaux pour l’insertion et l’emploi et autres acteurs de l’insertion par l’économie, etc.).

Enfin, elle rappelle son attachement à la création d’un “Conseil national de l’insertion des jeunes” “pour développer une politique de la jeunesse pour et avec les jeunes”. Plaidant pour le décloisonnement des dispositifs et le développement de nouveaux droits (“deuxième chance”, accompagnement de l’école à l’emploi, allocation d’insertion), la position de l’UNML n’est pas sans rappeler l’avis du Conseil économique, social et environnemental de juin 2012 sur les droits sociaux des jeunes.

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