Martin

Rédigé par . Publié le 26 janvier 2007. Mis à jour le 11 mars 2019.

Pierre Martin, de la Confédération nationale de l’artisanat, des métiers et des services (Cnams), a succédé le 18 janvier à Pierre Perrin à la présidence de l’Union professionnelle artisanale (UPA).

Artisan coiffeur de profession, Pierre Martin a pris des responsabilités syndicales dès 1982, mettant ses compétences dans le domaine de la formation au service de sa profession, puis de l’interprofession artisanale. Il est président de la Chambre de métiers et de l’artisanat de l’Yonne et de la Fédération nationale de la coiffure (FNC) depuis 2002. Il a présidé l’Association formation coiffure de 1995 à 2003 et connaît particulièrement bien le système de formation.

Il se réjouit de la mise en œuvre en 2008 du nouveau fonds de formation national à destination des chefs d’entreprises artisanales. “Il a le mérite de satisfaire tout le monde”, explique-t-il. Une simplification bienvenue pour les artisans, qui n’auront plus à se tourner à la fois vers le réseau consulaire et les fonds d’assurance formation afin de cofinancer leurs actions de formation. Concernant la réforme, Pierre Perrin se félicite de “la réelle émergence du Dif, même s’il n’est pas toujours facile pour une entreprise artisanale de voir partir un salarié pendant 20 heures ou plus”, observe-t-il.

Autre axe prioritaire du nouveau président : élever les qualifications, “car trop de salariés restent à un niveau V”, déplore-t-il. Et de citer l’exemple de son secteur d’activité, la coiffure, où les contrats de professionnalisation débouchant sur une qualification de niveau IV ont été généralisés [1].

Il sera amené à traiter des dossiers défendus par l’UPA, notamment : la place de l’artisanat et des petites entreprises dans les projets des candidats aux élections de 2007 ; la réforme du financement de la Sécurité sociale pour réduire le coût du travail ; la mise en place d’un fonds d’assurance formation pour les artisans et leurs conjoints et la pleine application de l’accord pour le développement du dialogue social dans l’artisanat.
Enfin, Pierre Perrin n’oublie pas de mentionner l’engagement de l’UPA avec l’Assemblée permanente des Chambres de métiers et l’Institut supérieur des métiers visant à satisfaire les besoins en recherche et développement des entreprises artisanales, ainsi que les problématiques de transmission liées au “papy boom”.

David Garcia

[1] Voir n° 695 d’Inffo Flash, page 9.

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