Souchon

Rédigé par . Publié le 04 avril 2006. Mis à jour le 11 mars 2019.

René Souchon, 62 ans, a été élu, le 13 février dernier, président du Conseil régional d’Auvergne, succédant ainsi à Pierre-Joël Bonté, décédé brutalement le 18 janvier.

Député du Cantal de 1980 à 1983, puis de 1986 à 1988, René Souchon a été secrétaire d’État à l’Agriculture (1983-1985), puis ministre délégué à l’Agriculture (1985-1986). Maire d’Aurillac de 1977 à 1995 et depuis 2001, il a démissionné de son mandat aussitôt élu président de Région.

Le nouveau président se place dans la continuité de l’action initialisée par son prédécesseur, notamment dans le domaine de l’éducation et la formation. “La Région Auvergne vient de se doter d’un nouveau président. Pour autant, notre institution ne va changer ni de programme, ni de priorités”, déclare René Souchon, qui veut “inscrire la politique de formation de la Région dans la perspective du droit à la formation tout au long de la vie, pour garantir à chacun l’accès à l’emploi, une sécurisation des parcours professionnels et une chance de promotion sociale”.

Le prochain PRDF, qui doit être adopté à la fin 2006, s’inscrit dans cette optique. Il s’agit d’abord, de “placer l’individu au cœur des dispositifs. Il y aura moins de différences de statut et de rémunération entre les publics, moins de ruptures dans les parcours de formation, plus de chances d’accès à la formation et à l’emploi”. Le PRDF devra également aider à mieux adapter le système de formation auvergnat “aux besoins des entreprises et des territoires”, et à “veiller, grâce à la concertation, à ce que l’ensemble des dispositifs et des aides gagnent en ambition, en souplesse et en cohérence”.

Le nouveau président insiste sur la volonté du Conseil régional “de fédérer, de structurer une politique de formation professionnelle pour les publics les plus éloignés de l’emploi”. Le lancement, le 20 février dernier, de l’École de la deuxième chance en Auvergne, lui paraît “un symbole de notre démarche de solidarité” : “C’est un sas pour que des jeunes, enfermés dans la spirale de l’échec scolaire, social, professionnel, puissent nourrir l’espoir de s’intégrer dans la société et dans le monde du travail.

Les “grandes ambitions” auvergnates ont, malheureusement, “des contraintes budgétaires qui vont aller crescendo”.

Non seulement nous sommes très endettés, mais nous devons faire face au désengagement de l’État dans de nombreux domaines et nous allons également pâtir de la décentralisation Raffarin”, se plaint René Souchon, qui précise que sa Région “manquera, par exemple, de plusieurs millions d’euros au titre des formations sanitaires et sociales”.

Pour pouvoir satisfaire les demandes des écoles, il devra “rajouter, sur l’exercice 2006, 5,6 millions d’euros, non compensés par l’État à ce jour”. A partir de 2007, “les difficultés seront encore plus renforcées, en raison de la baisse importante des crédits européens mobilisés sur les politiques régionales”.

Knock Billy

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