Boissard

Par - Le 01 janvier 2006.

Depuis le 21 novembre dernier, Sophie Boissard est à la tête du Commissariat général du Plan.

Désignée par le Premier ministre, elle doit diriger le futur Conseil d’analyse stratégique, qui remplacera cette institution dès le décret la parution d’un décret fin février.

Le CAS continuera de toute façon à “jouer un rôle d’expertise et d’aide à la décision pour l’ensemble des sujets stratégiques dans le cadre de la conduite de l’action gouvernementale”, comme le précise Sophie Boissard.

Maître de requête au conseil d’État, ancienne élève de l’Éna, elle était depuis le mois de juin dernier directrice-adjointe du cabinet de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, après avoir occupé les mêmes fonctions auprès de Gérard Larcher.

Cette spécialiste du contentieux remplace donc à 35 ans Alain Etchegoyen, en fonction depuis 2003.

Sa mission est de mettre en place le CAS qui regroupera les principaux organismes de prospective du gouvernement : le Plan, le Conseil d’analyse économique et le Conseil d’analyse de la société présidé par Luc Ferry, entre autres.

J’ai formulé des propositions pour la mise en place et le fonctionnement de cette institution nouvelle, parmi lesquelles la prise en charge de chantiers structurants à forte dimension communautaire comme la préparation du programme national de réforme dans le cadre de la stratégie de Lisbonne pour l’avènement d’une économie de la connaissance”, précise Sophie Boissard. “Je souhaite une large ouverture sur les sphères non administratives, ainsi qu’une publicité donnée aux travaux de fond, gage de qualité et de pluralisme”.

Mon travail est aussi de déterminer les modes d’organisation interne et les modes de travail les plus appropriés pour répondre rapidement et efficacement aux attentes du Premier ministre. Notre feuille de route devrait pouvoir être arrêtée d’ici la fin du mois de février.

S’exprimant sur les grands dossiers à venir, Sophie Boissard souligne que “notre plan de charge est déjà important : journées d’études consacrées à l’intégration sociale, et surtout poursuite des travaux sur la prospective des métiers”.

Sur ce sujet, elle avait affirmé, lors de la présentation de l’étude sur l’impact des départs en retraite dans les dix prochaines années à venir, que les entreprises devaient se donner les moyens de former leurs salariés pour les accompagner vers les métiers émergents.

Pour elle, il s’agit également de “réfléchir aux conditions d’accès des populations à une offre de formation initiale adaptée aux enjeux”.

Sandrine Zadunayski

Contact :

www.plan.gouv.fr

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