En Grand-Est, Muriel Pénicaud lance les prépa apprentissage industrie

La ministre du Travail a lancé vendredi 22 mars les « prépa apprentissage industriel » à Maxéville (Meurthe-et-Moselle), au sein de l’un des pôles de formation de l’UIMM Lorraine.

Par - Le 25 mars 2019.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a lancé les « prépa apprentissage industriel » vendredi 22 mars 2019 au sein de l’un des sept pôles de formation de l’Union des industries  et métiers de la métallurgie (UIMM) Lorraine à Maxéville (Meurthe-et-Moselle). Un choix lié au fait que l’UIMM Lorraine a déjà expérimenté, à son échelle, ce dispositif devant « offrir aux jeunes qui ont des difficultés d’accès à [l’apprentissage] un accompagnement spécifique les préparant à intégrer une formation en alternance exigeante et à intégrer le monde de l’entreprise en en maîtrisant les principaux codes », tel que l’indique l’appel à projets national lancé en la matière.

Du sas à la prépa

L’UIMM Lorraine s’est en effet portée volontaire en 2018, suite à une demande de la région Grand Est, pour expérimenter un « sas » dans l’industrie. Financé à hauteur de 200 000 euros par la Région et destiné à des jeunes connaissant mal ces métiers ou manquant de « savoir-être en milieu professionnel », ce sas s’est partagé en deux temps. D’une part, 200 heures de découverte des métiers, permettant aux jeunes de connaître les différents ateliers du pôle de formation. D’autre part, 300 autres heures leur permettant d’assister à des cours, avec les apprentis. Le tout devant faciliter en parallèle la conclusion d’un contrat pour ces jeunes.

« Nous refusions jusqu’alors certains de ces jeunes, car n’ayant pas le savoir-être ou les prérequis nécessaires. Au lieu de les refuser, nous avons le sas à leur proposer », se félicite Fanny Feller, directrice générale du Pôle formation de l’UIMM Lorraine. Lors d’une table-ronde organisée vendredi avec la ministre après qu’elle a visité les locaux du pôle de formation, quatre jeunes, préparant des bac professionnels ou des BTS après être passés par le sas, ont témoigné. Pour l’heure, environ 40 % de ces jeunes ont trouvé une place, indique Fanny Feller qui précise que la situation d’autres bénéficiaires est encore appelée à évoluer.

28 000 jeunes en France

C’est forte de cette expérience que l’UIMM Lorraine a répondu à l’appel à projets lancé le 12 novembre par l’État pour mettre en place des prépa à l’échelle nationale, dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences (PIC).

Lauréate, elle pilotera in fine le déploiement des prépa apprentissage industriel au sein des autres pôles de formation de l’UIMM en France. À compter du 15 avril, elle leur fournira ainsi les outils nécessaires (notamment en matière de méthodologie) pour la mise en place de ces « machines à confiance en soi », selon l’illustration retenue par la ministre.

Le ministère indique que d’ici à 2021, 28 000 jeunes doivent bénéficier de ce programme en France pour un budget de 100 millions d’euros, dont 5 300 places et 25 millions d’euros pour la seule UIMM. Pour l’instant, vingt projets, portés par 150 CFA, ont été retenus. D’autres projets doivent encore être sélectionnés d’ici au mois de juin.

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