L’Institut Montaigne propose de confier aux régions la gestion de l’apprentissage

L’Institut Montaigne propose trois grandes mesures visant à donner un nouvel élan à l’apprentissage.

Par - Le 10 octobre 2017.

Les Français ont confiance dans l’apprentissage. L’enquête réalisée par la société d’études et de sondages Elabe (auprès de 1 051 personnes de selon 15 ans et plus) à la demande de l’Institut Montaigne indique que pour plus de 80 % d’entre eux, il permet de trouver facilement un premier emploi et constitue une voie efficace pour lutter contre le chômage. Malgré ce plébiscite, depuis 2010, le nombre d’apprentis a baissé de 4 %. En outre, à peine un peu plus de la moitié des 15-24 ans (53 % exactement) interrogés seraient prêts à suivre la voie de l’apprentissage.

Confier la gouvernance aux Régions

Bertrand Martinot, économiste, spécialiste du marché du travail et membre de l’Institut Montaigne propose donc trois grandes mesures pour relancer concrètement l’apprentissage.
La première serait de confier le pilotage territorial de la formation professionnelle initiale aux Conseils régionaux qui disposent d’une connaissance fine du monde économique et des entreprises présentes sur leur territoire. Actuellement, l’apprentissage pâtit, en effet, de la coexistence de la formation professionnelle pilotée par l’Éducation nationale et de la voie de l’apprentissage dirigée, quant à elle, par les Régions. Avec un seul pilote, il serait possible de définir de façon plus cohérente « la carte des formations initiales, c’est-à-dire les formations réalisées par voie scolaire, au sein de lycées professionnels, et celles réalisées par voie professionnelle, au sein de CFA », note le rapport.

Mieux préparer les décrocheurs

Renforcer les passerelles, les périodes de transition et la préparation à leur future formation des jeunes en décrochage scolaire permettrait un plus fort taux de réussite. Ainsi, il serait important « d’instaurer une passerelle préparatoire dédiée à l’insertion par l’apprentissage, logée auprès des missions locales ».
Enfin, le contenu même des formations devrait être revu et s’inspirer du modèle allemand. Il serait préférable, selon Bertrand Martinot de donner plus d’importance aux enseignements techniques et pratiques et d’intégrer habilement les matières générales (langues, histoire-géographie, science, etc.) à l’enseignement technique.

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