« Il y aura deux opérateurs nationaux du conseil en évolution professionnelle des demandeurs d’emploi : Pôle emploi et les Missions locales » (Jean-Patrick Gille, UNML)

Par - Le 16 mars 2018.

En marge de la venue d’Emmanuel Macron au centre de formation d’apprentis (CFA) des Compagnons du Devoir et du Tour de France en Indre-et-Loire, mercredi 14 mars, Jean-Patrick Gille, président de UNML (Union nationale des Missions locales) et ancien rapporteur du projet de loi de la précédente réforme de 2014, a réagi aux principaux axes de la future réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle annoncée par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Le Quotidien de la formation – Le président de la République qui vient promouvoir l’apprentissage, c’est un signal fort ?

Jean-Patrick Gille – Oui. Il faut donner une image positive de l’apprentissage et c’est que ce fait Emmanuel Macron en inaugurant ce CFA. Cela lui permet aussi de se rendre compte du travail exemplaire réalisé par la Région Centre-Val de Loire et toutes les autres Régions de France.

QDF – Quel est votre sentiment sur la future réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle ?

J-P. G. – L’apprentissage est confié aux branches qui le réclamaient. J’ai quelques inquiétudes. Il faudra être vigilant quant à la bonne couverture territoriale des CFA. Et que ce ne soit pas uniquement les grosses branches professionnelles, plus structurées, qui parviennent à s’organiser tandis que les plus modestes peineront.

QDF – Muriel Pénicaud a également annoncé que le conseil en évolution professionnelle (CEP) sera déployé par un opérateur sélectionné dans chaque région sur appel d’offres. Comment cela devrait-il s’organiser ?

J-P. G. – J’ai cru comprendre qu’il y aurait deux opérateurs nationaux pour les demandeurs d’emploi : Pôle emploi et les Missions locales. Pour les appels d’offres lancés dans les régions, la réponse viendra d’un des cinq opérateurs actuels ou même d’autres. À eux alors de s’organiser, de se regrouper ou pas. La question en creux et qui arrivera très vite dans le débat est : assimile-t-on désormais l’accompagnement à une action de formation actuellement ouverte aux marchés ?

QDF -Autre mesure annoncée, la fusion du FPSPP, du Copanef et du Cnefop. Quelle place pour les Missions locales dans la future instance France compétences ?

J-P. G. – Bien que nous siégions dans certains de ces organismes, les Missions locales ne seront pas impactées directement par ce changement. Nous restons un opérateur externe.

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