55 % des Français n’auraient pas encore saisi les enjeux de la réforme de la formation professionnelle

Par - Le 16 mars 2018.

Une semaine après les annonces de Muriel Pénicaud sur la réforme de la formation professionnelle, seuls 17 % des Français interrogés par l’institut BVA pour le journal La Tribune savent en quoi consiste le projet et 55 % d’entre eux ne voient pas ce dont il s’agit. Alors que le gouvernement place l’utilisateur au cœur du nouveau système de formation, cette enquête d’opinion publiée le mercredi 14 mars traduit un besoin de pédagogie et d’information.

De fortes disparités

Largement relayées par les medias, les annonces de Muriel Pénicaud du 5 mars ont ouvert au grand public le sujet qui restait, jusqu’à présent, très technique de la formation professionnelle. Un premier pari, celui de la vulgarisation, semble gagné. En effet, selon les résultats du sondage BVA/La Tribune, 72 % des Français interrogés avaient entendu parler de la réforme. En revanche, 55 % d’entre eux n’en ont pas saisi ses grands axes.

72 % des Français interrogés avaient entendu parler de la réforme. En revanche, 55 % d’entre eux n’en ont pas saisi ses grands axes.

Or, l’enjeu est de taille. Avec le projet de réforme, les actifs gagnent une nouvelle liberté dans le choix de leur formation et une plus grande autonomie dans la construction de leurs parcours professionnels. Il est donc important qu’ils s’approprient les principales mesures, notamment celle de l’évolution du compte personnel de formation. Plus symptomatique encore, l’enquête pointe de fortes disparités selon le profil des personnes interrogées. Ainsi, la notoriété des évolutions à venir est plus forte chez les plus de 50 ans (83 %), chez les cadres (73 %) que chez les moins de 50 ans (62 %) et chez les employés et ouvriers (65 %).

Un rejet du système actuel

Si les Français interrogés semblent ne pas comprendre complètement les enjeux, ils sont 77 % à estimer que le système de formation n’est pas efficace. Ce rejet est encore plus fort chez les cadres (84 %). Il n’est ni facile à comprendre ni facile d’accès pour plus de 70 % d’entre elles. Parmi les autres enseignements du sondage, les mesures annoncées par Muriel Pénicaud en faveur des demandeurs d’emploi, des salariés les moins qualifiés et des petites entreprises ainsi que le besoin de certification des formations ont été jugées comme prioritaires.

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