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40 ans après sa création, Centre Inffo se « réinvente en permanence » (Louis-Charles Viossat, président)

Il y a tout juste 40 ans, le 2 mars 1976, le Journal officiel publiait un décret signé la veille par le Premier ministre Jacques Chirac et portant création de Centre Inffo.

« Le Centre pour le développement de l’information sur la formation permanente a pour mission d’élaborer un programme de développement de l’information, de la documentation et des études dans le domaine de la formation professionnelle et de le mettre en œuvre dans le cadre général de la politique d’ensemble suivie en cette matière », dispose le texte réglementaire, qui s’applique toujours pleinement.

En termes de gouvernance, ce dernier stipule que « le conseil d’administration est constitué de quatre collèges composés en nombre égal de représentants des employeurs, des salariés, des administrations compétentes et de personnalités qualifiées ». Décentralisation oblige, les Régions ont depuis intégré le conseil d’administration de Centre Inffo.

Opérateur de l’Etat doté d’un statut d’association de droit privé, Centre Inffo a pris la succession du Centre national d’information sur la productivité des entreprises, enfant du Plan Marshall après-guerre. « À sa création, Centre Inffo s’inscrivait dans la dynamique de l’époque autour de la promotion sociale, issue de la première loi sur la formation professionnelle, votée en 1971. Aujourd’hui, l’accent est davantage mis sur le rôle économique de la formation professionnelle comme vecteur de compétitivité et d’employabilité. Centre Inffo accompagne ainsi la mise en œuvre des réformes visant à aider les demandeurs d’emploi à s’insérer sur le marché du travail grâce à la formation et l’ensemble des salariés à s’adapter à leur poste de travail », résume le président du conseil d’administration de Centre Inffo, Louis-Charles Viossat.

Centre Inffo a « toujours réfléchi sur son rôle et son utilité sociale », explique Louis-Charles Viossat. Lors de l’élaboration de son premier contrat d’objectifs et de moyens, Centre Inffo « réfléchissait déjà aux adaptations nécessaires pour répondre aux évolutions permanentes du monde et des attentes de la formation professionnelle », ajoute le président.

Centre d’expertise reconnu

Hier comme aujourd’hui, Centre Inffo est d’abord, selon Louis-Charles Viossat, un centre d’expertise reconnu sur la formation professionnelle et un facilitateur d’échanges entre les principaux acteurs du champ de la formation professionnelle. Un creuset qui donne directement et indirectement aux citoyens les moyens de se saisir de leurs droits. « Pour leur permettre de communiquer sur des dispositifs complexes et garantir à tout un chacun une équité dans l’accès à l’information », précise Louis-Charles Viossat.

Quelle est la cible de Centre Inffo ? Protéiformes, les cibles sont multiples et évoluent au gré des réformes, dont l’accélération est notable depuis la loi de 2004, qui succédait à la loi de 1971. Depuis, deux autres réformes relatives à la formation professionnelle ont été adoptées, en 2009 puis la dernière en date, la loi du 5 mars 2014. Et dans les mois qui viennent, la loi El Khomri qui mettra en œuvre le compte personnel d’activité.

« Nous avons un rôle clé à jouer pour être capables de donner tout leur sens à ces réformes, dans un contexte d’accélération du temps législatif qui rend encore plus impérieuse la nécessité de rendre intelligibles pour tous les avancées inscrites dans le droit », souligne le président de Centre Inffo.

Centre Inffo est obligé ainsi de se « réinventer » en permanence tout en s’appuyant sur ses missions historiques : l’information juridique, portée par sa direction juridique ; l’observatoire des pratiques de formation ; l’agence d’information (qui conçoit notamment Le Quotidien de la formation) ; le pôle multimédia (qui porte le portail Orientation pour tous, orienté vers le grand public) ; le pôle documentaire et les missions Région, Europe International.

Louis-Charles Viossat identifie deux principaux défis à court et moyen termes : l’accompagnement à la certification et à la digitalisation de l’économie et des formations. « Il s’agit pour Centre Inffo de s’inscrire dans les nouvelles habitudes des individus qui visent autant le diplôme, le titre ou la certification que la formation correspondante », observe le président.

Réflexivité, réactivité, et solutions clés en main, triptyque gagnant des 40 prochaines années ? Association à but non lucratif, Centre Inffo « poursuivra sa mission dans un esprit de service aux publics, à tous les publics concernés par la formation professionnelle », conclut le président de Centre Inffo.


David Garcia - Le Quotidien de la formation du 2 mars 2016


Mis en ligne le 2 mars 2016

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