Comment préparer sa session de formation?

Par - Le 26 août 2015.

Débarquer les mains dans les poches face à ses stagiaires lorsque l’on est formateur n’est assurément pas la meilleure méthode pour aboutir à une session réussie. Inversement, assommer ses apprenants sous les documents PowerPoint, c’est l’assurance de les voir décrocher au bout de quelques heures. Bref, une session de formation, cela se prépare et généralement, plus ce travail en amont aura été intensif et sérieux, plus la séance a des chances de se dérouler dans de bonnes conditions.

« La clé d’une formation réussie, c’est tout le travail préparatoire préalable », assure Aurélie Maurize, juriste et formatrice à Centre Inffo. « Plus on a travaillé son sujet, plus on a fait de veille juridique pour se tenir au courant de l’actualité des thèmes abordés, plus on a séquencé son timing, plus on a élaboré sa pédagogie et plus on arrive détendu en salle de formation et l’on est capable d’être à l’écoute des stagiaires. » En clair : le temps consacré à l’élaboration de sa formation en amont est souvent aussi long – voire davantage – que celui passé dans la salle de cours à dispenser son contenu aux stagiaires. D’où l’importance, également, d’avoir identifié son public et ses attentes : « Dans le cadre d’une formation juridique pointue délivrée à des professionnels de la formation, il faut rentrer dans le concret : parler de leur entreprise, de leur budget, de leur Opca, bref, parler d’eux et non pas de cas généralistes dans lesquels ils ne se retrouvent pas », précise la juriste.

Maîtriser son sujet, c’est évidemment la base pour un formateur. Encore faut-il savoir l’adapter à des stagiaires qui ne sont pas venus entendre un maître de conférences professer en chaire, mais qui attendent de leur interlocuteur de l’information concrète, transposable dans leur situation professionnelle. « L’essentiel, c’est d’éviter la tentation du jargon technique, même si le sujet est pointu », souligne Aurélie Maurize. Et surtout, ne pas se perdre en cours de route et conserver, tout au long de sa prestation, un fil rouge pédagogique, permettant de jongler avec les sujets abordés, tout en répondant aux questions des apprenants sans dévier du contenu initial. Pas facile au premier abord, mais gratifiant quand l’opération est un succès. « Si à la fin de la session, tout le monde a compris, alors, j’ai fait mon job. »

Le cas de la question piège

Que faire face à la question piège d’un stagiaire ? Celle que le formateur n’a pas prévue et à laquelle il ne sait pas répondre ? « Mieux vaut jouer l’honnêteté et répondre franchement que l’on ne sait pas », explique Aurélie Maurize, « quitte à garder la question dans un coin de sa tête, se renseigner ensuite sur le sujet et recontacter les stagiaires après la formation par mail pour leur communiquer la réponse ». Question de crédibilité car autant un apprenant peut pardonner au formateur une carence, autant un renseignement erroné peut se traduire, ensuite, par des conséquences importantes.

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