L’agence 2E2F organise des journées d’information sur le programme Leonardo da Vinci

Par - Le 12 octobre 2009.

« Alors que Nicolas Sarkozy vient de faire, à Avignon, l’annonce de ses mesures à destination des jeunes, notre agence se positionne comme un acteur incontournable, du fait notamment de ses programmes de mobilité […]. Aujourd’hui, des défis majeurs doivent être relevés : le chômage des jeunes est toujours élevé, leur niveau de qualification reste faible, ainsi que celui des adultes. De même, la crise, les progrès technologiques, la concurrence internationale génèrent une exigence de formation… » a déclaré Jean Bertsch, le nouveau directeur de l’agence Europe-Education-Formation France vendredi 9 octobre, lors de l’ouverture de l’une des deux journées d’information organisées par l’agence. Celles-ci se destinaient aux organisations impliquées dans la formation professionnelle, et souhaitant mettre en œuvre un projet européen dans le cadre du programme européen Leonardo de Vinci.

« La richesse du programme Leonardo tient en ce qu’il permet de faire travailler ensemble une multiplicité d’acteurs : les institutions d’enseignement et de formation, les entreprises, les branches, les Opca, les collectivités territoriales, les associations, les organismes consulaires… » poursuit Ivan Postel-Vinay, de la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP). Il a ensuite insisté sur la nécessité d’accorder les priorités futures de l’agence avec celles mises en avant par la nouvelle loi sur l’orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie. « Celle-ci met l’accent, particulièrement dans son article 11, sur la reconnaissance des qualifications […]. A nous de travailler à rendre lisible la formation dans le cadre européen […].Concernant l’orientation sur les qualifications (Art. 3), c’est un sujet très dépendant de la manière concrète dont s’en saisissent les acteurs. Les projets européens doivent aller dans ce sens, afin de fournir une information simple aux usagers. En ce qui concerne la sécurisation des parcours professionnels […], nous avons beaucoup de choses à aller chercher chez nos voisins européens ! ». Selon lui, les compétences clés doivent également figurer au sommet des priorités de l’Agence. Il a ensuite rappelé l’attachement du ministère chargé de l’emploi au programme Leonardo.

Ces deux jours ont permis de présenter les trois types de projets proposés par Leonardo.

Les projets « Mobilité » (359 projets ont été financés par l’agence en 2009, ce qui représente un budget de 15,4 millions d’euros), ont pour but de permettre aux bénéficiaires de « partir pour revenir mieux armés » selon le mot de Christelle Coët-Amette, responsable adjointe du programme. « Ce type de projet est simple à monter » ajoute Karine Nouvet-Marie, venue témoigner de son expérience de coordinatrice de projet à la chambre régionale des métiers du Midi-Pyrénées. « Chaque année, nous envoyons entre 20 et 25 jeunes de CFA dans une entreprise européenne pour une durée de deux semaines. Ceux-ci reviennent transformés par cette expérience. Pour nous, cette formule facilite l’échange de bonnes pratiques ». En revanche, elle regrette que les procédures d’inscription (chaque partenaire doit renvoyer un formulaire d’inscription aux équivalents de l’agence 2E2F de leur pays dans des délais précis) conduisent souvent à « perdre des partenaires » lorsque ceux-ci ne s’y conforment pas.

Les projets « Transfert d’innovation » (20 projets financés en 2009, pour un budget de 5,2 millions d’euros) permettent, quant à eux, de transposer à un pays européen un projet d’ingénierie de formation qui existe déjà dans un autre. Audrey Noble, représentante de la fédération de plasturgie, coordonne notamment le projet « Plastigreen ». « Notre problématique aujourd’hui, c’est le développement durable, car certaines directives européennes nous imposent de former notre personnel […]. Pour ce faire, nous travaillons aujourd’hui à la création d’un nouveau Certificat de qualification professionnelle (CQP) basé sur la construction commune de référentiels européens. » Selon elle, le dossier reste cependant plus difficile à monter que pour un projet « Mobilité ».

Audrey Noble est également en charge d’un projet « Partenariat » (73 projets conduits en 2009, 1,2 million d’euros de budget), intitulé « European network for plastics and composite ». « Notre objectif était de rassembler les fédérations de plasturgie et de composites pour identifier ce qui se fait en matière de formation dans les pays partenaires, mais également identifier quels sont les manques ».

Les programmes financés (jusqu’à 75 % du coût) par le programme Leonardo fonctionnent sur la base d’un appel d’offre annuel. Celui concernant l’année 2010 sera mis en accès libre sur le site dans le courant du mois.

http://www.europe-education-formation.fr/leonardo.php

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