Le Relais Val de Seine d’Emmaüs, passerelle vers la vie active pour près de 100 personnes

Par - Le 25 février 2010.

Il y avait de l’animation ce matin du 24 février dans les vastes locaux du Relais Val de Seine implanté à Chanteloup-les-Vignes (78). Visite du premier ministre François Fillon oblige ! (voir autre article).

Créée en 1994 par les responsables de la communauté Emmaüs de Bruay-la-Buissière (62), l’entreprise est une Scop (Société coopérative ouvrière de production). « Le Relais Val de Seine a pour objet la lutte contre l’exclusion par la création d’emplois, la plupart étant réservés à des personnes au chômage de longue durée, ayant vécu une situation d’exclusion, jeunes sans formation… », explique Jean-François Luthun, son PDG qui est élu par ses… salariés.

L’activité de la Scop consiste en la collecte (4000 tonnes de collecte par an dans les départements 78, 95 et 92), tri et revente de textile et chaussures d’occasion. La moitié des ventes s’effectue au travers d’une cellule spécifique pour les ventes à l’étranger. L’autre moitié est vendue aux particuliers dans les 6 boutiques du Relais (Chanteloup-les-Vignes, Poissy (78), Sartrouville (78), Pontoise (95), Paris XV et XIX).

Ce centre emploie actuellement 90 salariés dont 40 en insertion. Il est conventionné par la DDTEFP (Direction départementale du Travail de l’emploi et de la Formation Professionnelle) des Yvelines en tant qu’entreprise d’insertion pour 40 postes d’insertion (aide au poste de l’Etat de 9.681 €/an/ETP).

L’année 2009 a été une année de consolidation de l’activité de l’entreprise. L’obtention de la contribution environnementale textile (création d’EcoTLC) devrait lui permettre d’envisager plus sereinement l’avenir. Ainsi, le Relais Val de Seine prévoit de doubler son activité de tri à Chanteloup-les-Vignes (projet d’extension de l’usine de tri et du développement de la collecte fin 2010 début 2011). L’entreprise prévoit aussi d’ouvrir plusieurs boutiques pour écouler le textile trié (prospection pour 4 à 5 surfaces commerciales de 150 m2 minimum).

Sur l’année 2009, le Relais Va de Seine a fait travailler 64 salariés en insertion, majoritairement des femmes (60%), résidant dans les quartiers « politique de la ville) (53%) et bénéficiaires du RSA (38%), souvent avec un bas niveau de qualification et cumulant des problématiques sociales.

Mais insertion peut aussi rimer avec innovation. Ainsi, une « partie de ces vêtements peut être transformée en éco-matériau d’isolation pour les murs, toitures, planchers et cloisons, grâce aux qualités thermiques, mécaniques et hygrométriques de leurs fibres, explique Jean-François Luthun. C’est notre gamme Métisse (www.isolantmetisse.com), l’isolant à la fibre solidaire ! »…

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