Nadine Morano a inauguré le premier CNFPTLV présidé par Christian Ville

L’instauration d’une nouvelle présidence à la tête du Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie (CNFPTLV)[[Les postes de vice-présidents étaient également renouvelables. Si Jean-Paul Denanot (PS) conserve le siège dévolu aux Régions, Francis Da Costa (Medef) succède à Stéphane Lardy (FO) pour les partenaires sociaux.]] aura été l’occasion pour Nadine Morano d’introduire la séance plénière du mercredi 29 février 2012, la première à être présidée par Christian Ville.

Par - Le 01 mars 2012.

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« C’est une nouvelle étape que franchit le CNFPTLV aujourd’hui » a annoncé la ministre, évoquant l’élargissement des missions du Conseil qui consistent désormais à favoriser la concertation nationale autour des politiques de formation professionnelle (continue ou, désormais, initiale) et de leur mise en œuvre, à émettre des avis sur les textes législatifs et réglementaires sur ce sujet, à procéder à l’évaluation des politiques régionales en la matière ainsi qu’à émettre, chaque année, un rapport sur l’état de la formation et de l’apprentissage, destiné à l’Assemblée nationale.

Nadine Morano aura particulièrement tenu à saluer la qualité du dialogue au sein du CNFPTLV, ce « lieu d’échanges efficace malgré la diversité des opinions, des sensibilités et des points de vue de celles et ceux qui y siègent ». Un espace d’échanges d’autant plus indispensable que les 30 milliards d’euros que « pèse » la formation professionnelle représentent près d’1,5 point du PIB français et que l’objectif gouvernemental à l’horizon 2012 vise à atteindre le seuil des 15000 préparations opérationnelles à l’emploi d’ici à la fin de l’année (contre, actuellement, 10638).

« Le CNFPTLV maintiendra le cap tracé » a, pour sa part, annoncé Christian Ville pour qui l’étendue des missions du Conseil à la formation professionnelle initiale et le rôle d’animateur du débat public sur la formation représente « un enjeu particulier lors d’une année qui verra le Parlement renouvelé ». Une année « propice aux investissements d’avenir », donc, pour le successeur de Dominique Balmary qui n’aura cependant pas manqué de faire remarquer à la ministre l’inadéquation entre les moyens mis à la disposition du Conseil et les missions de celui-ci. « Mes services se mettront très rapidement en contact avec ceux des ministères concernés afin que l’enveloppe accordée au CNFPTLV se voit réévaluée » a-t-il promis.

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