En finançant la formation, la Caisse des dépôts vise l’emploi, l’inclusion et l’attractivité des territoires

Formation en alternance, partenariats pour la formation et l’emploi, ingénierie de formation professionnelle, sociétés universitaires et de recherche… La Caisse des dépôts et consignations consacre 1,5 milliard d’euros à la formation.

Par - Le 12 juin 2019.

« Notre enveloppe dédiée à la formation professionnelle est d’environ d’1,5 milliard d’euros et se répartit entre une dizaine d’actions », a indiqué Nada Villermain-Lécolier, directrice adjointe et investissements d’avenir à la Caisse des dépôts et consignations le 6 juin lors d’une masterclass consacrée aux compétences adaptées aux besoins des territoires. Celle-ci s’est tenue à l’occasion du Printemps des territoires, organisé par la Banque des territoires – direction de la CDC, créée en mai 2018, dont l’objet est de conseiller et financer des projets au niveau local.
« Cela surprend parfois quand on apprend que nous nous occupons de formation professionnelle, mais pourtant, cela fait sens », poursuit la directrice adjointe. « L’objectif est simple : nous visons l’emploi, l’inclusion et l’attractivité de nos territoires. »

Subventions et investissements

« L’État nous donne mandat pour gérer le Programme d’investissements d’avenir (Pia), et le ministère du Travail nous confie aussi les fonds expérimentaux liés au Plan d’investissement dans les compétences (Pic)», ajoute Nada Villermain-Lécolier. « L’instrument financier mobilisé est essentiellement la subvention. Nous nous dirigeons de plus en plus vers des avances, remboursables si un projet a du succès et qu’il devient autofinancé. Nous commençons aussi a investir en capital, ce qui est rare dans le domaine de la formation ! Il s’agit alors de dégager de la rentabilité !»

Formation en alternance, partenariats pour la formation et l’emploi, ingénierie de formation professionnelle, sociétés universitaires et de recherche… Les actions pouvant être financées sont diverses.

Contrôle non destructif

Des exemples de projets issus de la région Pays de la Loire, illustrent cette volonté de répondre aux besoins des entreprises du territoire. C’est le cas, par exemple, du projet ECND Academy porté par l’université du Mans, qui a fédéré autour de lui des dizaines d’industriels. Celui-ci vise à former des techniciens supérieurs, capables de mettre en œuvre des méthodes d’essais et de contrôle non destructifs [ 1 ]L’évaluation et le contrôle non destructifs est un ensemble de méthodes « permettant de contrôler des structures et des matériaux sans les détruire ni les dégrader », précise le site du projet.

« Tout a commencé parce qu’une entreprise sarthoise, spécialisée dans la mécanique de précision, a eu une grosse commande d’un géant de l’aéronautique. Cette entreprise n’avait pas les compétences pour honorer le contrat ! », explique le président de l’université du Mans, Rachid El Guerjouma.« Ils sont venus nous voir, car à l’Université, nous avons une licence professionnelle sur le contrôle non destructif. Nous avons pu monter une formation diplômante pour cette entreprise et former une quinzaine de contrôleurs en quelques mois… Et quand nous avons su que nous pouvions être aidés par le Pia, nous avons décidé d’élargir le projet à d’autres entreprises. Nous l’avons déposé et il a été retenu ! »
Désormais, ce projet permet de former des salariés des entreprises partenaires, mais aussi des demandeurs d’emploi, des étudiants qui souhaitent enrichir leur formation… Et l’Université développe actuellement des parcours de validation des acquis de l’expérience avec l’entreprise Safran…

Notes   [ + ]

1. L’évaluation et le contrôle non destructifs est un ensemble de méthodes « permettant de contrôler des structures et des matériaux sans les détruire ni les dégrader », précise le site du projet

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