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France compétences étoffe sa doctrine en matière de certifications professionnelles

La nouvelle plateforme dédiée aux certifications professionnelles mise en ligne par France compétences le 28 juin dernier s’inscrit dans la volonté de transparence et d’exigence portée par l’instance nationale de régulation. Elle représente également un outil de pilotage et de mise en œuvre pour les candidats à la certification.

Par - Le 05 juillet 2019.

La refonte des certifications professionnelles engagée par France compétences se précise. Cette mission répond à deux enjeux stratégiques de la réforme de la formation professionnelle en cours de déploiement. En effet, l’accès direct des actifs à leur compte personnel de formation via la future application CPF à partir de fin novembre, impose une exigence renforcée en termes de qualité et de transparence. Second impératif pour les certifications professionnelles, développer une structuration modulaire et une offre adaptée aux besoins du marché afin de sécuriser des parcours de formation dans un environnement en constante évolution.

Une aide opérationnelle

Les certificateurs sont très attendus sur ces deux points. Au -delà du cadre réglementaire fixé par la loi du 5 septembre 2018, ces derniers ont donc besoin de s’approprier de nouvelles approches de construction et d’ingénierie des certifications. Afin de les  guider  dans leurs démarches et d’homogénéiser leur méthodologie, France compétences publie régulièrement des notes de doctrine accessibles dans la base documentaire de la plateforme. « Elles ne sont pas normatives  mais elles permettent de comprendre l’esprit et les règles de la refonte des certifications professionnelles », confirme Émilie Crèche, consultante à l’Observatoire de Centre Inffo. Après les deux premières consacrées aux blocs de compétences et au périmètre du Répertoire spécifique [ 1 ]ex Inventaire, la direction des certifications professionnelles de France compétences s’est attaquée aux référentiels d’activités, de compétences et d’évaluation ainsi qu’à la rédaction des parchemins, les documents remis aux titulaires de la certification.

Partir des besoins du marché

Avec les référentiels, on entre de plain-pied dans l’ingénierie de certification. En partant d’un prérequis indispensable : répondre à « un besoin existant et prospectif en compétences exprimé par les acteurs professionnels de chaque secteur ou avéré sur le marché du travail » selon les termes de la note. Le certificateur doit donc éviter un écueil parfois tentant. « Il ne faut pas construire la certification en reprenant le programme de formation et les objectifs pédagogiques », insiste Émilie Crèche.  La note de doctrine pose ensuite les fondations de l’ingénierie de certification. On y trouve une définition assortie d’exemples concrets des notions d’activités, de compétences ainsi qu’une aide méthodologique de l’écriture en compétences. France compétences ne veut pas tomber dans une trop grande formalisation mais donne les principes à respecter. Les modalités d’évaluation peuvent ainsi être diverses mais doivent rester les plus proches de la situation de travail. Enfin, la note insiste à nouveau sur la philosophie des blocs de compétences, «  les organismes certificateurs sont encouragés à étudier les possibilités de passerelles et d’équivalences entre certifications professionnelles », précise Émilie Crèche. Rappelons que France compétences a le pouvoir d’imposer des équivalences entre certifications de même niveau. Une prérogative que l’instance de régulation espère ne pas avoir à actionner.

Notes   [ + ]

1. ex Inventaire

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