L’opérateur de compétences de l’agriculture et de l’agro-alimentaire ne fait pas l’unanimité du côté des organisations syndicales

Rédigé par . Publié le 24 janvier 2019. Mis à jour le 12 mars 2019.

Dans un courrier adressé à la ministre du Travail, quatre organisations syndicales — CFE-CGC, CFTC, FO et Unsa — demandent de ne pas procéder à l’agrément « en l’état » de l’opérateur de compétences de l’agriculture, de la pêche, de l’industrie agro-alimentaire et des territoires, baptisé Ocapiat. En cause : la répartition des postes au sein du collège salariés du conseil d’administration.

Ocapiat, tel est le nom du futur opérateur de compétences qui doit réunir 41 branches professionnelles de l’agriculture, de la production maritime, de la transformation alimentaire et des territoires. Ce nouvel opérateur doit se structurer autour du Fafsea et d’Opcalim. Selon un communiqué diffusé le 17 janvier par ces deux organismes paritaires, le nouvel ensemble regroupera 183 000 entreprises adhérentes et représentera plus d’1,3 million de salariés. L’accord constitutif a été signé le 18 décembre 2018. Le dossier de demande d’agrément est désormais entre les mains du ministère du Travail.

Accord signé par deux organisations syndicales

Du côté des représentants des salariés, deux organisations qui ensemble sont majoritaires — CFDT et CGT — ont signé l’accord. Quatre autres ont rejeté le texte — CFE-CGC, CFTC, FO et Unsa — et expliquent leur choix dans un courrier daté du 14 janvier envoyé à la ministre du Travail. Ces quatre organisations syndicales expliquent avoir abordé la négociation « dans un esprit constructif, et avec la volonté d’aboutir à un accord ». Cependant, le texte soumis à la signature prévoit, selon elles, « une répartition inégalitaire des postes au sein du conseil d’administration de l’Opco Ocapiat favorisant ainsi deux organisations syndicales ».

Dans leur courrier, les quatre organisations non signataires de l’accord demandent « de ne pas procéder à l’agrément en l’état, de l’Opco Ocapiat » et souhaitent la réouverture de la négociation concernant l’article de l’accord qui pose problème à leurs yeux.

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