Akto soutient l’effort de formation des entreprises frappées de plein fouet par la crise

Akto met sur la table 40 millions d’euros pour accompagner plusieurs de ses branches très fragilisées par le durcissement des mesures sanitaires. Ce plan d’actions au plus près des dirigeants mobilise tous les dispositifs et les fonds publics disponibles. Selon sa directrice générale, Valérie Sort, il faudra aller encore plus loin.

Par - Le 28 octobre 2020.

Sidération. C’est le sentiment des hôteliers et restaurateurs couverts par Akto face à la dégradation sanitaire et économique. L’opérateur de compétences des services à forte intensité de main-d’œuvre se trouve en première ligne. Fin septembre, Akto présentait son plan d’urgence porté par une enveloppe de 40 millions d’euros. Face à une incertitude plus forte que jamais sur la sortie de crise, des dirigeants craignent pour la survie de leurs entreprises. Beaucoup d’entre eux se sentent démunis et n’ont pas les ressources pour se projeter. « Ce plan d’actions doit se déployer dans la durée. Nous avons besoin de stabilité et d’une continuité dans les actions des pouvoir publics », déclare Valérie Sort, directrice générale d’Akto. L’opérateur de compétences place le conseil de proximité au cœur de sa stratégie anti-crise. Plus de 400 experts seront ainsi envoyés auprès des dirigeants sur tout le territoire, y compris dans les départements d’outre-mer.

Réaliser un état des lieux

Ils auront pour mission de réaliser plus de 700 pré-diagnostics et 500 diagnostics plus poussés d’ici la fin de l’année. Une façon de cibler au mieux les besoins des entreprises et d’interroger leurs pratiques de formation. « Ces diagnostics sont importants si l’on veut préparer les salariés à la sortie de crise. Ils permettront d’accompagner les dirigeants dans leur réponse immédiate. Dans certains cas, il leur sera proposé l’expertise d’un consultant extérieur cofinancé par l’Etat afin d’identifier des axes stratégiques à plus long terme », précise Valérie Sort. Le rôle des branches est crucial dans ce plan de relance. La crise rend urgente la nécessité de disposer d’une gestion prévisionnelle et d’outils pour définir des plans d’actions territoriaux. Akto lancera des diagnostics-flash auprès de 12 de ses 27 branches.

Soutenir l’effort de formation

L’enveloppe de 40 millions d’euros viendra amplifier l’effort de formation des entreprises. Une dynamique s’est créée autour du FNE-Formation, activé dans le cadre de l’activité partielle dès le confinement. Akto a ainsi conventionné 57 millions d’euros au titre de ce dispositif. « Il est particulièrement bien adapté aux problématiques de secteurs comme l’hôtellerie et la restauration dont l’activité est très impactée par la crise. Nous avons encore des demandes et travaillons étroitement avec les Direccte », ajoute Valérie Sort. Afin de consolider ce mouvement, Akto s’engage à couvrir le reste à charge du coût de la formation des entreprises qui relèvent de l’activité partielle.

Trouver de nouveaux leviers

Dans sa stratégie de soutien à la relance, l’opérateur optimise tous les leviers des politiques publiques. Face à l’ampleur de la crise, Valérie Sort pointe la nécessité d’aller plus loin. Un sujet l’inquiète particulièrement : « Un des points de vigilance réside dans l’absence de mutualisation pour les entreprises de taille intermédiaire. » Autre source de préoccupation, le spectre d’une augmentation des taux de rupture dans l’apprentissage. Comme pour beaucoup d’autres opérateurs de compétences, la rentrée d’Akto fut une bonne surprise. Mais le brusque durcissement des mesures sanitaires change la donne. « Nous travaillons avec les CFA pour développer des mesures pédagogiques et des outils d’accompagnement », précise Valérie Sort.

 

Akto en chiffres

  • 27 branches professionnelles
  • 182 659 entreprises
  • 3 073 170 salariés
  • 76 388 contrats en alternance financés
  • 563 462 salariés formés
  • 17 650 demandeurs d’emploi formés

 

 

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