A Périgueux, Brigitte Klinkert promeut la personnalisation des formations dans le cadre du « plan jeunes »

 « Un jeune, une solution » : c’est le slogan du « plan jeunes » que vient de présenter le gouvernement. En déplacement en Dordogne dans une Mission locale, lundi 27 juillet, la ministre de l’Insertion a notamment insisté sur la formation, « priorité » de ce dispositif.

Par - Le 29 juillet 2020.

En visite à Périgueux, la ministre de l’Insertion Brigitte Klinkert a longuement échangé avec les professionnels de la formation et de l’emploi. Au sein de la Mission locale de la ville, elle a détaillé le « plan jeunes » présenté quelques jours plus tôt par le Premier ministre Jean Castex, et en particulier ses mesures en matière d’accompagnement vers l’emploi. Doté d’une enveloppe de 6,5 milliards d’euros, le dispositif vise à aider les jeunes entre 16 et 25 ans — « environ 700 000 », selon la ministre — à intégrer le monde du travail dans le contexte si particulier lié à la crise sanitaire.

 « L’objectif du gouvernement, du Premier ministre et du président de la République est très clair : pour chaque personne en difficulté, nous devons proposer une solution personnalisée », a souligné la ministre. L’individualisation des parcours reste au cœur du mantra gouvernemental, pour un plan qui prévoit de multiplier les contrats d’insertion, en particulier vers des emplois pérennes, et de créer 100 000 services civiques de plus.

 Les Missions locales confortées

 La personnalisation est, aussi, indispensable dans la formation dispensée à ces publics éloignés de l’emploi, a assuré Brigitte Klinkert. « Tout cela doit être appréhendé globalement, créer ces parcours d’insertion ne s’entend que s’ils sont accompagnés par une formation dédiée. C’est un axe de travail prioritaire. Mon ministère travaille avec les autres ministres pour que, dans tous les domaines, des formations soient proposées et nous comptons sur les Missions locales, plus que jamais, pour nous y aider. Elles doivent notamment intensifier leurs efforts pour mieux orienter les publics demandeurs vers des opérateurs, afin que chacun puisse bénéficier des formations auxquelles il a droit. C’est essentiel pour les jeunes décrocheurs, et plus globalement les publics très éloignés de l’emploi. »

 Les qualités humaines avant tout

 Parmi les 700 000 jeunes concernés par l’entrée sur le marché du travail dans les mois à venir, le gouvernement entend en « orienter et former » 200 000, et créer des parcours d’insertion sur mesure pour 300 000 d’entre eux. « Nous avons besoin de tous les partenaires », a conclu la ministre, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin jusqu’à sa nomination. « Professionnels de la formation et de l’orientation, bien sûr, mais aussi structures éducatives et entreprises. Car bien se former, cela dépasse de loin le savoir-faire professionnel en lui-même. Pour ma part, en tant qu’élue locale, quand je recrute, je regarde certes les formations mais d’abord les qualités humaines et la bonne volonté, et il faut aussi savoir les mettre en avant. »

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