Les impacts de l’épidémie de coronavirus sur le secteur de la formation

Centres Afpa de Creil dans l’Oise et de Brec’h dans le Morbihan, fermés jusqu’au 15 mars, agents territoriaux et formateurs du Centre national de la fonction publique territoriale appelés à ne pas se rendre en formation dans ces zones, report à fin mai du salon E-Learning Expo…, le secteur de la formation n’est pas épargné par l’épidémie du coronavirus.

Par - Le 11 mars 2020.

Pour le syndicat national des organismes de formation, le Synofdes, elle a “un impact particulier sur le secteur de la formation qui touche des établissements accueillant du public et qui interviennent au profit de tous les secteurs de l’économie”. Si aucun impact chiffré n’est pour l’instant disponible, – les restaurateurs affichent – 25% de chiffres d’affaire et les traiteurs, – 60% par rapport à la semaine précédente – Michel Clézio, son président est en alerte.

Cas de force majeure

“S’il y a un seul stagiaire détecté, c’est tout l’établissement qui est attaqué au regard de la proximité des stagiaires, explique-t-il au Quotidien. En Nouvelle-Aquitaine, la décision a été prise ce week-end de fermer un établissement, en lien avec les recommandations de l’Agence régionale de santé, même si on est hors d’un ’cluster’ épidémique.” Alors que des mesures intersectorielles ont été annoncées à l’issue d’une réunion à Bercy le 9 mars, il plaide pour qu’on prenne en compte les spécificités du secteur.

“Nos établissements peuvent avoir d’autres soucis liés à la nature des contrats et des marchés avec nos financeurs. Nous appelons à l’intelligence collective pour trouver des solutions, qui vont de la prorogation de certains marchés, à la comptabilisation des arrêts maladie, à l’adaptation en matière d’émargement, si l’on a recours à du distanciel, etc.”

Opportunités

Le distanciel a en effet le vent en poupe. La société lyonnaise Glowbl, membre de l’association EdTech, qui propose une solution de classe virtuelle et de réunions en ligne, a vu le nombre de sollicitations multiplié par six en une semaine. Bérangère Pery, sa directrice marketing, précise : “Les prises de contact augmentent de la part de sociétés qui veulent soit digitaliser des cours ou prévoir la continuité de l’activité. La moitié des prises de contact est liée à la formation à distance. Les demandes émanent de PME indépendantes, d’écoles de commerce, comme l’ESG Nice qui prépare son plan de continuité pédagogique, de centres de formation d’anglais, d’informatique, ou encore de médecine alternative.”

Une opportunité pour Glowbl dont la solution fournit d’ores et déjà Comundi, Fun, Dokeo ou des Universités. Et pour d’autres solutions équivalentes. En ces temps d’épidémie, l’Agence du DPC qui gère la formation continue des professionnels de santé a demandé aux prestataires de repousser les formations ou de les organiser en distanciel. Enfin, l’épidémie peut également être une opportunité à saisir par les employeurs pour former leurs salariés : le ministère du Travail indique sur la page consacrée au coronavirus que le Fonds national de l’Emploi-Formation peut être mobilisé pour maintenir l’effort de formation durant l’activité partielle…

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