« Le territoire peut faciliter l’apprentissage » (Afref) 

Association d’entreprises sur un secteur géographique, ville apprenante, mobilisation dans un bassin rural… La notion de « territoire apprenant » peut prendre des formes diverses, constate un webinaire Afref du jeudi 23 juin.

Par - Le 25 juin 2021.

« La réforme de 2018 met l’accent sur la personne, introduit Patrick Waeles, vice-président de l’Afref (Association française de réflexion et d’échange sur la formation). Mais qu’en est-il de l’influence de l’environnement de cette personne sur la qualité de son apprentissage ? L’environnement et le territoire autour de la personne ne conditionnent-ils pas sa façon d’apprendre ? En conséquence, construire des environnements « souples » ne permet-il pas de proposer un apprentissage plus « agile » ? ». Patrick Waeles pense assurément que la réponse est oui, d’où la présentation de trois initiatives de « territoires apprenants » lors de ce webinaire.

Printemps des entreprises

Depuis quinze ans dans le pays de Vannes (Morbihan), un club de 140 entreprises, surtout les plus importantes, organisait une semaine de mise en relation avec les acteurs formatifs, lycées, universités… pour faire venir des jeunes vers les entreprises, et pour trouver ensemble des solutions à des problèmes d’apprentissage. Cette opération était nommée « Printemps des entreprises ».

Depuis trois ans, a été constituée l’association « Printemps de l’Entreprise », dont le mot d’ordre est « Tous acteurs : le pouvoir d’agir pour les apprentissages », comme l’explique son président Jean-Marc Bienvenu. Son leitmotiv est de démultiplier l’opération sur toute l’année et non plus seulement sur une semaine, sur un bassin de 230 000 habitants et 57 communes. « Le citoyen est le client final. »

Au bilan, la « fête des apprentissages », dont la troisième édition aura lieu en octobre prochain, la construction d’un « Label territoire apprenant », une multitude de webinaires sur les métiers, la future élaboration d’un baromètre des impacts, le lancement d’une gestion territoriale emplois et compétences avec tous les acteurs… Un bémol ? Jean-Marc Bienvenu se dit encore « sidéré par la non-connaissance des actions des uns et des autres acteurs, et la tendance à défendre son pré carré ».

Ville apprenante

Depuis 2019, Evry-Courcouronnes a rejoint le programme « Ville apprenante » de l’Unesco. « L’objectif est de valoriser toute forme de formation et d’apprentissage des habitants, en prenant la culture scientifique – présence du génopole — comme point d’entrée, un peu sur le modèle des réseaux d’échange réciproque de savoir », expliquent Alexandra Lion et Jérémie Durand, en charge de cette politique. Au menu : dialogue avec les associations pour faire remonter les besoins et mettre en place des actions, dont par exemple des parcours scientifiques aux enfants, pour comprendre la science et la vie et pas seulement pour trouver un emploi… Deux difficultés toutefois : mobiliser les entreprises et impliquer directement les habitants.

Territoire en commun

« Ce type de démarche nécessite une forme de militantisme », reconnaît Rémi Ceret, chargé de structurer la démarche « Territoire en commun : une démarche collective pour coconstruire l’avenir des territoires ruraux », dans le département de l’Orne. Son objectif est de décloisonner ce territoire en facilitant ses transitions écologique, énergétique, culturelle, sociale, économique et/ou technologique, via une multitude de projets : petr-paysdubocage.fr, pour-un-reveil-ecologique.org/fringenieurs-engages.org , campus-transition.org , elcapitan.fr , lescheminsdelatransition.org , lacoop.co , passerellenormandie.fr .

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