Les formations sanitaires et sociales bretonnes à la conquête de l’Europe

Grâce à son dispositif B’Mouve, et un partenariat avec Erasmus+, la Région Bretagne espère éveiller l’intérêt des étudiants de la filière sanitaire et sociale en matière de mobilité internationale. Sixième épisode d’une série consacrée à une sélection d’initiatives territoriales soutenues par Erasmus + alors que s’ouvre la programmation 2021-2027.

Par - Le 28 juillet 2021.

Porté par la Région Bretagne, en partenariat avec les établissements de formation de la filière sanitaire et sociale, B’Mouve permet aux étudiants de l’enseignement supérieur et aux stagiaires de la formation professionnelle pré et post-bac, ainsi qu’aux personnels des établissements, de profiter d’une expérience à l’étranger. Le tout avec un financement européen, estimé à un million d’euros en 2020, accordé par la Commission européenne via l’agence Erasmus+ France / Éducation Formation. L’an dernier, 545 mobilités (apprenants et personnels) ont été effectuées.

« Au départ, nous avons cinq objectifs : renforcer l’ouverture européenne, augmenter le nombre de départs en mobilité et améliorer leur accompagnement, enrichir le contenu des formations, mobiliser de nouveaux établissements à entrer dans le consortium, créer du lien entre les formations sanitaires et sociales ainsi qu’entre l’enseignement supérieur et la formation professionnelle », commente la Région Bretagne. « C’est un public qui partait très peu en séjour d’études ou en stage à l’étranger. Avant 2014, seul l’enseignement supérieur était concerné par Erasmus. »

Les pays limitrophes plébiscités

La durée des séjours est de deux mois au minimum pour les stages ou trois mois pour la mobilité d’études dans l’enseignement supérieur, et de douze jours minimum pour la formation professionnelle. Parmi les pays plébiscités figurent la Belgique, l’Espagne ou encore l’Italie. « Ce sont des pays limitrophes, avec qui il existe des accords antérieurs bilatéraux. Partir dans un pays proche, ça a un côté rassurant pour ce public peu habitué à la mobilité. Le suivi s’en trouve facilité. La Bretagne est très active sur ce plan », décrypte Audrey Macé-Rousseau, directrice du département Promotion pour l’agence Erasmus+. Toujours selon elle, à l’échelle nationale, le sanitaire et social ne capterait que 1 % des financements, alors qu’il représente 12,5% du supérieur.

Ouverture à de nouveaux publics

Coup de pouce financier, le budget de l’agence Erasmus+ connaitra une hausse de 80 % pour la période 2021-2027. « Avec notre volet inclusion, nous ciblerons le public des apprentis, tout en poursuivant nos efforts sur les filières sanitaires et sociales. Nous viserons aussi les lycées professionnels avec des classes de BTS. Ces deux publics sont trop peu présents dans le programme. »

La procédure de dépôt de dossier pour les structures (Régions, établissements, etc.) va être simplifiée. Auparavant, les candidats déposaient un dossier de projet valable pour deux ans, et pouvaient espérer un financement s’ils étaient retenus. « Le problème, c’est qu’ils n’avaient aucune garantie d’être repris deux ans après. Désormais, il y aura une accréditation pour la période 2021-2027, où la structure exposera sa stratégie, son plan Erasmus+, etc. Si elle est retenue, elle n’aura plus à déposer de dossier chaque année. Il suffira de préciser le nombre de mobilités souhaitées pour les apprenants et personnels. Les structures sont dégagées de toute contrariété administrative. Elles peuvent se concentrer sur la préparation des candidats, pour une mobilité de plus grande qualité. C’est une vraie amélioration », rassure Audrey Macé-Rousseau.

Il sera par contre toujours question de « monitoring », pour s’assurer de la bonne utilisation des fonds alloués.


Erasmus+ dans les territoires, recueil de projets Erasmus+, 2021 :

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