Plan de relance : un bilan d’étape des mesures emploi et formation

A l’occasion du second comité national du suivi de France Relance, les services du gouvernement ont présenté les avancées du déploiement du plan de soutien à l’économie. Dans son volet cohésion sociale, celui-ci est marqué par une forte augmentation de l’apprentissage en 2020 et par le renforcement en 2021 des mesures en direction des jeunes les plus éloignés de l’emploi et des salariés en reconversion.

Par - Le 10 février 2021.

Le second comité national de suivi France Relance se tenait dans la matinée du 8 février. A l’occasion de cette réunion, devant donner lieu à un rapport transmis dans les prochains jours au Parlement, le gouvernement a présenté à la presse un bilan des mesures du plan de relance exceptionnel doté de 100 milliards d’euros pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire.

Forte hausse de l’apprentissage

L’année 2020 a été marquée par le lancement du plan « 1 jeune, 1 solution », financé par le plan de relance. Celui-ci prévoit notamment des primes à l’embauche pour les jeunes de moins de 26 ans et les jeunes en contrat d’apprentissage. « Le bilan des six premiers mois du plan est que celui-ci commence à porter ses fruits », se félicite-t-on du côté du ministère du Travail. Sont mis en avant en particulier les chiffres de l’apprentissage, avec plus de 500 000 entrées en contrat enregistrées à ce jour, soit 140 000 entrées supplémentaires par rapport à 2019. « Sur ces contrats supplémentaires, une partie peut s’expliquer par le transfert de contrats de professionnalisation vers les contrats d’apprentissage. La croissance nette est de 60 000 contrats, dont un tiers sur des formations de niveau bac+2. Il y a une dynamique vers le supérieur qui tire vers le haut l’apprentissage », précise le ministère. A noter également : les trois quarts des apprentis embauchés cette année l’ont été par des PME.

Renforcement des mesures en faveur des jeunes

L’année 2021 doit voir de son côté l’entrée en vigueur du dispositif « transitions collectives » pour faciliter la reconversion professionnelle des salariés dont l’emploi est menacé. Doté d’un budget de 1 milliard d’euros qui viendront abonder le FNE-formation, le dispositif a reçu plus de 100 réponses à l’appel à manifestation d’intérêt lancé en fin d’année dernière.

Le gouvernement souligne également le renforcement des mesures en direction des jeunes les plus éloignés de l’emploi. « En 2020, 600 000 solutions ont été proposées pour l’entrée de jeunes en parcours d’insertion. En 2020, nous souhaitons en proposer plus de 2 millions (formations, apprentissage, contrats d’insertion) pour amener les jeunes vers l’emploi », présente le ministère du Travail. Parmi les mesures mises en avant : le doublement du nombre de places en garantie jeunes (200 000 en 2021), la généralisation du principe d’aide financière pour les parcours d’insertion et le financement de 100 000 formations qualifiantes supplémentaires dans le Plan d’investissement dans les compétences (PIC) pour les jeunes de 18 à 29 ans.

On ne sait pas, en revanche, si les mesures de prime à l’embauche des jeunes seront reconduites au-delà de leur échéance du mois de mars. « Des concertations seront ouvertes avec les partenaires sociaux dans les semaines à venir pour travailler avec eux sur le sujet », précise le ministère.

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