Plus de 2 millions de jeunes ont bénéficié d’une solution du plan « 1 jeune, 1 solution » en un an

Le gouvernement a dressé le 8 juillet un bilan détaillé du plan « 1 jeune, 1 solution » lancé il y a un an. Doté d’un budget de 9 milliards d’euros, ce dispositif a été conçu pour aider les moins de 30 ans à faire face à la crise en leur permettant de trouver un emploi, un contrat d’apprentissage, une formation ou d’entrer dans un parcours d’insertion.

Par - Le 09 juillet 2021.

« En période de crise, ce sont toujours les jeunes qui pâtissent en premier. Le plan « 1 jeune, 1 solution », avec un budget de plus de 9 milliards euros est là  pour leur permettre de trouver un emploi, une formation ou un accompagnement vers l’emploi adapté à leurs besoins », a rappelé Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, lors de la présentation du bilan du plan, jeudi 8 juillet.

Plus de 120 000 entrées en Garantie jeunes

Concrètement, selon la ministre, « 800 000 jeunes éloignés de l’emploi sont entrés dans un parcours d’insertion sur mesure entre août 2020 et mai 2021, grâce à l’engagement des Missions locales, de Pôle emploi ou encore de l’Apec », dont 121 000 jeunes entrés en Garantie jeunes (lire ci-dessous).

« 350 000 jeunes de moins de 30 ans ont suivi une formation », dont 90 000 ont suivi une formation aux métiers des secteurs stratégiques de la relance comme la transition écologique, le numérique, la santé ou encore l’industrie. Par ailleurs, 520 000 primes exceptionnelles demandées par les entreprises ont permis l’embauche de jeunes en CDI ou CDD de plus de 3 mois entre août 2020 et mai 2021. Enfin, 525 600 jeunes ont signé un contrat d’apprentissage en 2020 : « C’est 42% de plus qu’en 2019 », a comptabilisé la ministre.

10 000 entreprises mobilisées

« Ne laisser aucun jeune au bord du chemin, c’est l’objectif, a confirmé Brigitte Klinkert, ministre déléguée chargée de l’Insertion. Les bénéficiaires de la Garantie jeunes ont un taux d’accès à l’emploi de 20 points supérieur à ceux qui n’en bénéficient pas. C’est très important, car 100 000 jeunes de 25 ans insérés, c’est à terme 600 millions d’euros de RSA en moins ».

« Ce plan, c’est à la fois des aides, des services et du mouvement, a commenté Thibaut Guilluy, haut-commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises. Aujourd’hui, 10 000 entreprises sont enregistrées sur la plateforme du plan, elles étaient 35 au début. Et à ce jour, c’est 330 000 offres d’emplois, 20 000 offres de stages, et 52 000 jobs d’été ».

« Avec un total de 350 000 jeunes formés via ce plan, c’est 100 000 de plus que l’année précédente », a affirmé Carine Seiler, haut-commissaire aux compétences.

Hausse du nombre de jeunes apprentis en situation de handicap

« Ce plan, avec un tel dispositif, j’en rêvais depuis 25 ans, a avoué Patrick Toulmet, délégué interministériel au développement de l’apprentissage dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Il a réellement permis de sauver des jeunes, de leur amener de la clarté sur ce qu’il est possible de faire. Aucun gouvernement n’a jamais tant investi sur la jeunesse. Et il est particulièrement positif de constater que l’apprentissage de jeunes travailleurs en situation de handicap a explosé de +71 % ».

« Le nombre de places en Garantie jeunes sera doublé en 2021, pour atteindre 200 000 », a annoncé Élisabeth Borne, qui a évoqué des discussions politiques, techniques et budgétaires encore nécessaires avant l’éventualité d’une garantie jeunes universelle. Elle espère également que les parcours emplois compétences (PEC) seront davantage utilisés par les associations et acteurs de la politique de la ville.

Explosion de l’apprentissage dans le supérieur

Le succès de l’apprentissage est salué par tous, mais présente un certain paradoxe par rapport à la population de « décrocheurs » visée par le plan « 1 jeune, 1 solution » car c’est surtout l’apprentissage supérieur qui explose. « Alors que les contrats permettant de préparer une formation du supérieur comptaient pour un peu moins de 4 entrées sur 10 en 2018, ils en représentent près de 6 sur 10 en 2020. C’est la part des contrats de niveau Bac+3 à Bac+5 qui s’accroît le plus entre 2019 et 2020 (+9 points, de 26 % à 35 %). À l’inverse, la part des niveaux équivalents au CAP se replie (-9 points), bien que le nombre d’embauches sur ces niveaux de formations augmente (+7 %)», a expliqué Benjamin Nefussi, de la Dares, présentant la dernière étude publiée sur le sujet.

 

Plus de 800 000 jeunes sont entrés dans un parcours d’insertion entre août 2020 et mai 2021

  • 380 000 parcours contractualisés d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (Pacea)
  • 200 000 accompagnements intensif jeunes (AIJ) réalisés par Pole emploi
  • 121 000 entrées en Garantie jeunes
  • 40 000 accompagnements par l’Apec
  • 31 500 parcours emplois compétences (PEC)
  • 23 000 contrats initiative emploi (CIE)
  • 18 000 jeunes en prépa apprentissage
  • 15 000 jeunes en École de la 2ème chance
  • 3 500 jeunes en Epide
  • 3 500 jeunes en « Promo 16-18 » Afpa

 

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