General Assembly inscrit ses formations à la transformation digitale dans le plan de relance

Positionné sur les métiers du digital, l’organisme de formation General Assembly né à New York en 2011, accélère son développement en France. Rachetée par le groupe Adecco en 2018, la jeune pousse se positionne sur les enjeux du plan de relance. Une nouvelle stratégie décryptée par son directeur France, Gonzague Dromard.

Par - Le 20 novembre 2020.

La crise de la Covid-19 change la feuille de route de General Assembly. Cette start-up née à New York en 2011 est une pionnière des « boot camp », ces ateliers de formation sur le mode collaboratif et interactif. Cette jeune pousse de l’Edtech spécialisée dans les compétences digitales devenir pourrait, à la faveur de la crise, un acteur du plan de relance, loin de son positionnement d’origine. « Tout a commencé dans un espace de co-working où se croisaient des personnes en pleine évolution professionnelle. Les compétences technologiques constituaient le levier principal de leur changement de carrière », confirme Gonzague Dromard, directeur France de General Assembly. Fort de ce succès, les fondateurs structurent une offre autour des métiers et des compétences rares du digital destinée plutôt au grand public.

Nouvel entrant sur le marché français

Portée par une culture très anglo-saxonne, la jeune pousse de l’Edtech lève des fonds et se développe dans le monde. Il y a 5 ans, elle amorce un virage vers le marché des entreprises qui représente aujourd’hui 50% de son activité. En 2018, le groupe suisse Adecco s’offre la start-up américaine pour 412 millions de $ et consolide ainsi son offre de formation, un axe stratégique fort pour le géant de l’intérim. L’aventure de General Assembly en France, devait monter en puissance progressivement avec la création d’un nouveau campus à Paris et l’acquisition de grands comptes comme l’Oréal. Mais la crise a quelque peu changé la donne.

De nouvelles opportunités

« L’accent mis sur la formation par le plan de relance créé une nouvelle dynamique sur le marché. Les entreprises sont de plus en plus conscientes de l’importance stratégique de développer leurs compétences digitales plutôt que d’avoir à recruter ces talents sur le marché au moment de la reprise », confirme Gonzague Dromard. Dès le premier confinement, General Assembly s’est positionné sur le nouveau dispositif FNE. Ses formations aux compétences digitales répondent aux besoins des entreprises en pleine transformation. En mode agile, la start-up a rapidement ajusté son offre pour l’adapter à de petits groupes. Pragmatique, elle saisit aujourd’hui les opportunités portées par le plan de relance à travers le FNE reconduit et élargi aux accords d’activité partielle longue durée (APLD) mais aussi à travers les dispositifs de reconversions professionnelles.

Des synergies avec Adecco

Pour cela, Général Assembly devra étoffer son portefeuille de certifications professionnelles en déposant des dossiers aux répertoires nationaux ou en rejoignant un réseau de certificateur. Des sujets en cours de réflexion. La start-up devra également s’intégrer avec les acteurs de l’écosystème français de la formation. Un savoir- faire à construire. « De fortes synergies existent. Nous pouvons nous appuyer sur l’expertise d’Adecco et nous avons l’expérience du déploiement à grande échelle de formations liées à la transformation digitale que les entreprises envisagent de plus en plus à un niveau mondial », note encore Gonzague Dromard. La start-up compte notamment sur les ressources partagées avec les autres campus en matière d’ingénierie pédagogique et d’outils de pilotage de l’offre. Un atout précieux dans un contexte de mutations technologiques en constante évolution. « Nous travaillons régulièrement sur nos référentiels de compétences pour identifier l’impact du digital sur les différentes fonctions des entreprises. Il est essentiel d’avoir cette vision pour concevoir des parcours de formation qui répondent aux besoins d’un marché en mutation rapide et les adresser aux bonnes personnes ».

 

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