La démarche qualité à trois mois de l’échéance Qualiopi

Au 1er janvier 2022, la certification Qualiopi conditionnera l’accès aux fonds publics ou mutualisés. A trois mois de l’échéance, les retardataires se mettent sur les rangs et l’agenda des certificateurs se tend. Inscrite dans la réforme de 2018, la nouvelle démarche qualité devrait, à terme, modifier les pratiques de contrôle des financeurs. Centre Inffo fait le point sur son déploiement lors d’un événement d’actualité le 7 octobre prochain.

Par - Le 01 octobre 2021.

L’échéance se rapproche. L’obligation de la certification Qualiopi pour accéder aux fonds mutualisés et publics entrera en vigueur le 1er janvier 2022. Sur les 30 000 organismes de formation intervenant sur ces marchés, 20 000 avaient obtenu le sésame ou étaient engagés dans la démarche en juin dernier. Alors que le gouvernement investit massivement dans les compétences pour soutenir la reprise, l’enjeu est de taille. Selon Pôle Emploi un tiers de ses prestataires ne sont pas encore certifiés Qualiopi.  En ce dernier trimestre 2021, les retardataires se lancent, parfois à marche forcée.

Le système de certification sous tension

Au nombre d’une trentaine, les certificateurs enregistrent de fortes demandes et doivent gérer des plannings de plus en plus complexes. En majorité indépendants, les auditeurs, devenus des compétences rares, travaillent souvent pour plusieurs d’entre eux. « Autre source tension, le profil des organismes de formation a changé. La grande majorité de ceux qui s’engagent aujourd’hui ne maîtrisent pas les démarches qualité structurées et les audits. Le process est donc souvent plus long », confirme Loïc Lebigre, consultant senior au sein de Centre Inffo.

Une transition délicate

Des questions vont donc se poser au 1er janvier 2022 au moment où le plan d’investissement dans les compétences se déploiera à plein régime. Les organismes de formation en cours de certification pourront-ils obtenir une « dérogation » ? Que deviennent les contrats signés avant la date butoir du 1er janvier 2022 et en cours de réalisation ? Invités à l’événement Centre Inffo du 7 octobre, des représentants de la DGEFP (Délégation générale à l’emploi et aux compétences) et du Cofrac (Comité français d’accréditation) répondront aux questions liées à la transition et éclairciront leurs rôles respectifs. « Il y a encore de la confusion sur les possibilités de recours et de médiation », note Loïc Lebigre.

Articuler Qualiopi à son organisation

Trop d’organismes de formation réduisent encore la certification Qualiopi à une mise en conformité. « Il est essentiel de penser le référentiel au regard de sa propre organisation dans une logique d’amélioration de ses process », ajoute Loïc Lebigre. Si certains indicateurs paraissent plus difficiles à interpréter, il faut avant tout en comprendre le sens pour pouvoir développer des process adaptés. C’est le cas, par exemple, des tests de positionnement. Parfois confondus avec la notion de prérequis, ils sont très utiles pour personnaliser les parcours. Pour autant, ils ne peuvent pas être construits de la même manière pour des formations courtes que pour des formations longues.

Les financeurs en ordre dispersé

Enfin, la question de l’évolution de la politique de contrôle des financeurs sera abordée avec Pôle Emploi, la CDC (Caisse des dépôts et consignations) ou encore les opérateurs de compétences (Opco). Certains ont réajuster leur référentiel de contrôle et l’expérimente. D’autres lancent des appels à projets pour le construire. Certaines régions ont développé leur propre label. Toutefois des principes sont actés. A partir d’indicateurs ciblés, les Opco mutualiseront leurs actions et les contrôles aléatoires devraient être allégés.

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