Sébastien Tamini, de la voie scolaire à l’apprentissage

À peine 20 ans, un goût prononcé pour la compétition et, déjà, des résultats, Sébastien Tamini est un nom à retenir. Après avoir délibérément choisi la voie scolaire pour apprendre le métier de chaudronnier industriel, il envisage désormais l’alternance pour aller au bout d’un parcours qui, espère-t-il, le fera ingénieur.

Par - Le 20 avril 2020.

 

Vingt ans en mars 2020 et déjà champion départemental d’escalade en équipe, lauréat régional du concours national
de la Résistance et de la déportation, mention Très Bien au bac pro et premier lauréat du concours général des lycées et des métiers en chaudronnerie : on pourrait croire Sébastien Tamini rassasié. Mais c’est en toute décontraction que l’intéressé dément : “J’aime bien les concours et l’esprit de défi !”

Aujourd’hui en deuxième année de BTS Conception réalisation en chaudronnerie industrielle, le jeune homme pense déjà à la suite : d’abord, participer aux pré-sélections des WorldSkills (Olympiades des métiers), ensuite, ou plus exactement en même temps, préparer sa candidature pour intégrer une école d’ingénieur. S’il y parvient, il fera partie de ces exemples qui démontrent qu’il est possible de s’inscrire dans un parcours de qualification qui démarre au niveau CAP pour s’achever avec un bac + 5. N’y voyez pas une rédemption, Sébastien Tamini a toujours été bon élève, particulièrement en maths. La chaudronnerie, c’est d’abord une découverte, issue d’une passion familiale pour la restauration de belles américaines des années 30 à 60. C’est aussi, à l’époque où l’apprentissage est en passe de gagner ses lettres de noblesse comme voie d’excellence, le choix assumé d’un parcours dans l’enseignement professionnel scolaire : “Je n’ai pas souhaité aller vers l’apprentissage car je voulais aller le plus loin possible et je craignais que l’alternance ne réduise mes perspectives de progression”, explique-t-il.

L’expérience par l’alternance

Sans regret sur son choix, il devrait bientôt, si tout se passe comme prévu, découvrir l’apprentissage au sein d’une école d’ingénieur. Ce qu’il en espère ? “Engendrer de l’expérience grâce à l’alternance, trouver un poste et monter en grade ou créer mon entreprise”. Avec sa passion, ses bons résultats et ses envies d’évolution, Sébastien Tamini n’est pas loin du jeune idéal pour représenter une profession régulièrement sur le podium des métiers en tension. C’est d’ailleurs sur le stand du syndicat de la chaudronnerie, tuyauterie et maintenance industrielle (SNCT), que nous l’avons rencontré au Mondial des métiers (Lyon, 6 au 9 février 2020). D’un côté, Sébastien Tamini évoque avec une évidente sincérité le goût de l’activité manuelle ; de l’autre, évoquant le bruit et les charges lourdes, il n’en tait pas les contraintes et déclare “ne pas s’y voir pendant quarante ans…” D’où sa volonté d’aller le plus loin possible pour, après cinq ou dix ans, évoluer vers d’autres responsabilités, en bureau d’études ou d’affaires. Un recrutement assuré et des perspectives d’évolution, c’est aussi ça, l’attractivité de la filière !

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