Accompagnement des prestataires et mise en commun de moyens seront au cœur du plan de transformation de l’appareil de formation

La digitalisation du secteur de la formation inscrite dans le plan de relance passera par différents leviers : appui à l’hybridation des parcours, déploiement de tiers-lieux et partage de ressources. C’est ce qu’a rappelé Carine Seiler, haut-commissaire aux compétences, jeudi 4 mars, lors de « New world. New skills », un événement organisé par Learn Assembly et PwC.

Par - Le 08 mars 2021.

300 millions d’euros. C’est le budget prévu dans le cadre du plan de relance pour accompagner la modernisation du secteur de la formation. Si le premier confinement a mis en lumière l’intérêt du distanciel pour assurer la continuité pédagogique, il ne s’agit pas de faire une croix sur le présentiel. L’enjeu pour Carine Seiler, haut-commissaire aux compétences, c’est d’intégrer davantage le digital et de développer « un modèle hybride » qui conjugue « apprentissage en face à face, distanciel en mode synchrone et asynchrone ou encore formation en situation de travail ».

L’élaboration de ce plan de modernisation de l’appareil fait l’objet d’une concertation avec les professionnels du secteur. « Nous avons rencontré une cinquantaine d’acteurs », précise Carine Seiler. Ce qui ressort de ces échanges, c’est que l’hybridation des parcours a des conséquences à tous les niveaux : « approche pédagogique, modèle économique, organisation, ressources humaines… ».

Accompagner les transformations

Pour aider le secteur à appréhender ces changements dans toutes leurs dimensions, « nous allons financer une offre d’accompagnement à la transformation des organismes de formation », indique Carine Seiler. Reste à définir les contours de ces prestations qui seront a priori orchestrées au niveau local ou régional « dans des standards de qualité qu’il nous appartiendra de définir au niveau national », précise le haut-commissaire aux compétences.

Développer les tiers-lieux

L’action du gouvernement en faveur de la modernisation du système de formation vise aussi à bâtir un réseau de tiers-lieux pour déployer des solutions au plus près des bénéficiaires. Ces espaces de proximité à créer ou à labelliser permettront aux stagiaires « d’accéder à des outils et à un environnement propices à l’apprentissage », précise Carine Seiler. Ces tiers-lieux pourraient aussi constituer des centres de ressources pour les prestataires de formation en quête d’outils et de solutions innovants pour enrichir leur offre (studios vidéo, systèmes de réalité virtuelle, etc.).

Partager des « communs numériques »

Dans la lignée de l’appel à contribution lancé au printemps 2020 pour mettre à disposition des organismes de formation des contenus et outils digitaux, la haut-commissaire aux compétences entend encourager le partage de ressources. « Nous menons des réflexions autour de la notion de communs numériques », précise Carine Seiler. Objectif : soutenir la création et la mutualisation de contenus. Pour ce faire, des expérimentations sont engagées avec des branches professionnelles et des prestataires pour bâtir des parcours types dans une quinzaine de secteurs clés. Une logique de « patrimoine commun » qui peut contribuer « à accélérer fortement la transformation des organismes de formation », estime Carine Seiler.


A lire aussi :

L’interview de Carine Seiler publiée dans le numéro 1000 d’Inffo Formation

Inffo formation n° 1000 – L’accélération continue de l’innovation en formation

 

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