Conception créative : le retour du design thinking

Le design thinking, en français conception créative, a vu le jour dans les années 1980 à l’Université de Stanford, aux États-Unis. Cette méthode d’innovation intéresse aujourd’hui un public de plus en plus large.

Par - Le 22 septembre 2021.

Que l’on travaille dans les services marketing ou commercial, que l’on soit manager, responsable de ressources humaines ou de formation, innover est essentiel. L’intérêt du design thinking est de ne jamais oublier les besoins des utilisateurs finaux.

Une approche de l’innovation centrée sur l’humain

Appréhender sa cible, connaître ses attentes, ses besoins, ses problématiques sont essentiels pour imaginer un produit ou un service adapté. “Il est important d’être en empathie avec l’utilisateur final. C’est la phase première du design thinking. Et bien sûr, au fil des étapes, il ne faut pas oublier cette dimension”, explique Marianne Ruffié, experte en innovation au sein du groupe de formation Cegos.

Les étapes-clés

La démarche du design thinking comprend plusieurs phases. Après avoir défini le problème à résoudre, les équipes se concentrent sur l’idéation, c’est-à-dire de génération d’idées. Cette phase de remue-méninges permet de ne pas s’arrêter aux premières idées qui surgissent et semblent apporter une solution au problème posé. Elle s’achève par une hiérarchisation des idées, voire par un vote concernant les meilleures pistes afin d’aboutir à un consensus. Il ne faut, bien sûr, jamais perdre de vue la perspective de l’utilisateur.
Vient la phase du prototypage, qui peut s’appliquer à un objet, bien sûr, mais aussi à un service. Le prototype permet de matérialiser la solution retenue, puis de la tester auprès des utilisateurs finaux. “Avec cette phase de test, il est possible si nécessaire de corriger rapidement le tir”, affirme Marianne Ruffié.

Revenir à l’utilisateur

Le design thinking a l’avantage de mettre tout le monde d’accord car, finalement, “c’est la vision de l’utilisateur qui prime”, souligne Marianne Ruffié. Cette approche oblige les experts à ne pas raisonner uniquement depuis leur point de vue, mais à s’aligner sur un objectif commun. “Le design thinking contribue à libérer les organisations en faisant appel à l’intelligence collective et à la transversalité”, conclut Marianne Ruffié.

LE DESIGN THINKING APPLIQUÉ À LA FORMATION
Qu’il s’agisse de digitaliser ses formations, de refondre et de développer son offre, ou encore de renforcer l’engagement des apprenants, la démarche du design thinking peut être fructueuse. Elle permet de se centrer sur les besoins des futurs apprenants, de mettre au point des prototypes de formation afin qu’ils soient testés rapidement par les utilisateurs et éventuellement améliorés. “Se poser la question du point de vue de l’utilisateur permet de déceler sur ce qu’on appelle les « irritants ». C’est ce qui viendrait gêner, voire gripper un processus d’apprentissage”, précise Marianne Ruffié.

Centre Inffo vous conseille également

Publicité - Devenir annonceur