À Brest, Muriel Pénicaud encourage les entreprises à continuer à engager des apprentis

Mardi 30 juin 2020, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a passé la journée à Brest. À la clé, trois visites ponctuées de rencontres sur le thème de l’apprentissage. C’est aux Capucins, ancien bâtiment des chantiers navals reconverti en lieu culturel et de loisirs, qu’a commencé la journée, avec la visite d’un salon « job dating » visant à faciliter le recrutement d’apprentis.

Par - Le 02 juillet 2020.

Il est 10h05 quand Muriel Pénicaud arrive aux Capucins, mardi 30 juin 2020 : une ponctualité qui donne le la d’une série de visites millimétrées. La première a lieu au salon « job dating » organisé par l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) du Finistère. Après que la ministre a salué les divers représentants de l’État (le préfet du Finistère Pascal Lelarge, le député LREM Jean-Charles Larsonneur, le vice-président de Brest Métropole Océane chargé de l’économie, Michel Gourtay…), Alain Lelièvre, directeur des Capucins, a conduit une brève visite guidée de ce site transformé en immense complexe culturel et de loisirs, mais dont la mémoire est présente à travers diverses machines. « La restauration a gardé la trace de l’histoire industrielle », constate Muriel Pénicaud, qui ne tarit pas de superlatifs.

Investir sur les jeunes, « surtout en période de crise »

Si, pour cette première visite en Bretagne depuis la levée du confinement, la ministre du Travail a eu quelques mots sur la situation économique préoccupante, elle a insisté sur le fait que les jeunes ne devaient pas en être les victimes : « Nous sommes les seuls à investir aussi massivement dans l’apprentissage. À la suite de la réforme, le volume de stagiaires en apprentissage a augmenté de plus de 16 % à l’échelle nationale et, ici en Finistère, de plus 20 %. Il ne faut pas perdre cette dynamique ni baisser la garde, surtout en période de crise. Il faut investir sur les jeunes ; ils ne doivent pas être une génération sacrifiée. »

Le mot, tenant compte d’une récession économique sans précédent depuis 1929, traduit une volonté du gouvernement de maintenir son soutien à l’apprentissage. Muriel Pénicaud a ainsi rappelé la récente signature du décret d’application du plan de relance de l’apprentissage. Celui-ci prévoit une aide financière aux entreprises de 5 000 euros pour l’engagement d’un apprenti de moins de 18 ans et de 8 000 euros pour l’engagement d’un apprenti majeur.

Objectif : « Maintenir le même nombre de stagiaires »

« Au vu de la situation, certains entrepreneurs se disent : « Dans le doute, je préfère m’abstenir de recruter. » Au contraire, j’encourage plutôt à recruter, d’autant que l’État vient en soutient en finançant la formation des apprentis. Il ne resterait donc plus, pour les entreprises, que la formation à assurer », a explicité la ministre du Travail.

Plusieurs des intervenants de ce « job dating » se sont voulus rassurants quant à l’état présent de l’apprentissage, après la crise sanitaire, à l’image d’André Grohens, responsable de l’alternance de l’IUT Brest-Morlaix, qui a annoncé : « D’ordinaire, nous avons 200 stagiaires en alternance. L’objectif est de maintenir le même nombre. »

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