Alain Gonzalez

Par - Le 04 septembre 2009.

La mission du responsable de SFCU est multiple. “Elle est de favoriser, faciliter et accompagner la reprise d’études, pour les personnes les ayant stoppées depuis longtemps ou souhaitant renforcer leurs connaissances et leurs compétences. Nous avons aussi en charge l’accompagnement à la VAE, ainsi que la mise en œuvre des projets nous concernant et inscrits dans les contrats quadriennaux de nos établissements”, explique Alain Gonzalez, directeur du Centre du développement international et de la professionnalisation de l’Université Paris-XIII, où “la FTLV est un axe de développement important”.
Dans un environnement où les préoccupations premières sont la formation initiale et la recherche, le responsable de la FCU “doit pouvoir expliquer et faire admettre que la FC et la FTLV jouent un rôle social essentiel, et que l’Université doit permettre aussi aux adultes en situation d’emploi ou non de renforcer leurs compétences, d’avoir accès à des diplômes supérieurs”, précise Alain Gonzalez. Mais “on ne peut plus dire que dans les Universités nous rencontrons des difficultés à exister”. Car, dans la plupart des établissements, le SFCU “dispose de moyens pour se développer et répondre à ses missions”. Même si “toutes les Universités ne sont pas organisées de la même façon”.

À l’Université Claude Bernard Lyon-I, le SFC est “organisé en un service centralisé avec trois antennes de proximité : la santé, l’IUT ainsi que les sciences, technologies et sports, précise Myriam Peronnet. En tant que directrice du service de la formation continue et de l’alternance, ma mission est de coordonner et de piloter l’ensemble de la politique et des actions de l’Université dans le domaine de la formation continue, de la FTLV, de la VAE et de l’alternance”. Elle considère le service dont elle a la responsabilité comme “une équipe, véritable petite entreprise d’une trentaine de collaborateurs”, dont il faut assurer “la gestion administrative, financière et comptable, le management des ressources humaines, les recrutements et leur suivi, les renouvellements de contrats, etc., à partir des ressources propres permettant un auto-financement”. La directrice assure aussi l’interface en interne avec les équipes pédagogiques de l’Université. Elle est également en charge des relations avec les partenaires extérieurs, notamment les Fongecif, les branches professionnelles, les organisations professionnelles et la Région Rhône-Alpes (dans le cadre, d’une part, des actions de formation liées à la reprise d’études des demandeurs d’emploi, et d’autre part, des formations en apprentissage). Majoritairement, les SFCU autofinancent leurs actions. “La grande partie de nos ressources provient des entreprises et des Opca, ainsi que des dotations ministérielles. S’y ajoutent les financement des institutions (notamment les collectivités auxquelles nous proposons nos services) et des particuliers”, précise Alain Gonzalez. Considéré comme organisme de formation continue, le SFCU a une mission de service public pour la reprise d’études des publics en difficulté, des demandeurs d’emploi, des salariés en situation précaire. Dans cette mission, qui s’inscrit dans la politique globale de l’Université pour la FTLV, le SFCU est soutenu par l’État et bien entendu les Régions, indiquent les deux directeurs. Comme Alain Gonzalez, qui siège au conseil d’administration de Paris-XIII, “qui débat et vote les projets de l’Université en matière de FTLV”, Myriam Peronnet, en tant que vice-présidente déléguée à la formation continue et à l’alternance, participe aux travaux du conseil des études et de la vie universitaire (Cevu), “où sont discutées toutes les problématiques permettant notamment de proposer au CA de définir la politique et impulser les actions sur la FTLV à Lyon-I”.

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