Trogrlic

Par - Le 23 janvier 2007.

Depuis le 1er janvier, Jean-François Trogrlic est le nouveau directeur du bureau parisien de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Il a débuté sa carrière professionnelle comme instituteur en Lorraine. Devenu responsable syndical, c’est en 1985 qu’il accède à l’exécutif de la Confédération, pour en devenir le secrétaire national jusqu’en 2005. Il aura exercé au sein de la CFDT plusieurs responsabilités successives, notamment responsable des relations extérieures, ou des questions économiques et
internationales.

Aujourd’hui responsable permanent de l’OIT en France, il explique que sa mission est de “veiller à ce que l’Organisation soit toujours présente dans la vie des différents acteurs qui animent le débat sur le travail”. Si l’OIT est engagée depuis toujours dans des activités normatives, Jean-François Trogrlic souligne que depuis les années 1990, elle s’est “actualisée” pour agir sur les problématiques du travail moderne. “En 1998, la Déclaration sur les droits sociaux fondamentaux a été une grande première, puisqu’elle s’est imposée, sans devoir être ratifiée, aux États membres de l’Organisation.” En ont découlé un certain nombre de conventions sur l’interdiction du travail des enfants, le travail forcé, la liberté de négociation du contrat de travail, et sur les discriminations : “tout un bloc sur lequel les États membres doivent rendre des comptes”, précise Jean-François Trogrlic. C’est l’OIT qui a mis en avant la notion de “travail décent” et permis que les pays développés ou en voie de développement s’approprient cette approche globale. “Aujourd’hui, nous travaillons avec tous les pays sur de nouvelles questions, telles que le développement de la précarité et la sécurisation des parcours.”

Cette année, le bureau parisien fait campagne sur le thème de la discrimination, qui sera au cœur de la prochaine Conférence du travail.
“Ce problème de la discrimination est global,
il touche la quasi-totalité des pays et prend des formes différents selon les pays développés puisqu’il existe des discriminations liées aux phénomènes migratoires ou liées à l’inter-ethnicité ou aux minorités, comme dans les Balkans.” “La création de la Halde entre dans
la volonté de la France de lutter contre ce
phénomène.”

Sandrine Guédon-Zadunayski

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