Lépinay

Par - Le 01 octobre 2005.

Jean-Raymond Lépinay a été réélu à la présidence de l’Union nationale des Missions locales (UNML). Ce juriste de 57 ans, maître de conférences en aménagement du territoire à l’Université, a d’abord dirigé un bureau d’études avant d’exercer en individuel le métier de consultant. Parallèlement, il commence sa carrière d’élu local en 1995 en tant que premier adjoint au maire de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne (31), et président de la Communauté de communes du Saint-Gaudinois.

En 1998, Jean-Raymond Lépinay entre au Conseil général et devient président de la Mission locale de Haute-Garonne. Il est désigné vice-président du Conseil général en 2004. Président de l’Association régionale des Missions locales,
composée des présidents de toutes les structures de Midi-Pyrénées, il travaille à Paris à la mise en place de la convention collective. L’Association nationale, devenue l’UNML, a élargi son objet pour représenter les Missions locales auprès des pouvoirs publics, aux côtés du Conseil national des Missions locales (CNML) qui rassemble les administrations et les organisations concernées par l’insertion des jeunes, ainsi que des présidents de Missions locales.

“Les rôles respectifs du Conseil national et de l’UNML sont différents”, précise Jean-Raymond Lépinay. “Le CNML conseille politiquement le gouvernement, l’Union fait remonter les problèmes des structures et les préoccupations de leurs présidents, et les soumet au gouvernement.” Ainsi, “nous rencontrons régulièrement le ministre. Nous travaillons actuellement avec Gérard Larcher, ministre délégué à l’Emploi, sur un certain nombre de préconisations concernant les mesures d’accompagnement et les emplois aidés.”

“La mise en œuvre des nouveaux dispositifs est positive, mais ceux-ci nécessitent des réajustements”, souligne le président de l’UNML. Les Missions locales, qui s’occupent des jeunes “les plus mal armés par rapport à l’emploi”, constatent que ces emplois aidés n’ont pas toujours pour cible les jeunes les plus en difficulté. En effet, “lorsque ces emplois sont créés, la tendance des entreprises est de prendre les mieux formés, et non les jeunes les plus éloignés de l’emploi”. Le programme Trace avait mis en place des quotas d’embauche de ce public, “il faudrait qu’il en soit de même avec les nouveaux dispositifs”.

“Nous rencontrons Gérard Larcher à la mi-octobre à ce sujet. Nous collectons un maximum d’informations auprès des Missions locales pour préparer cette réunion”.

Sandrine Zadunayski

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