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L’ancien Premier ministre François Fillon propose de “systématiser l’alternance”

Par - Le 21 mai 2015.

Gouvernement, opposition, Régions, organisations patronales et syndicales, experts, l’apprentissage est sur toutes les lèvres. Mardi 20 mai, un ancien Premier ministre, François Fillon, a livré des propositions visant à rendre plus efficace l’alternance en France.

Comment réduire le chômage des jeunes, qui frappe un jeune français sur quatre est au chômage, contre une personne sur dix pour l’ensemble de la population active ?

Un jeune français sur cinq quitte chaque année le système scolaire sans diplôme ni qualification (soit 140 000 jeunes par an), si bien que près de 2 millions de jeunes de 15 à 29 ans ne sont aujourd’hui ni scolarisés, ni en emploi, ni en formation”, rappelle François Fillon en préambule d’une série de propositions sur l’alternance publiée sur son blog.

L’ex-chef de gouvernement considère qu’il “faut faire ce qui marche et ce qui marche pour l’emploi des jeunes, c’est l’alternance”. Et de citer en exemple le modèle allemand. Un pays qui compte trois fois plus d’apprentis que la France et un taux de chômage des jeunes d’à peine 8 %.

François Fillon propose de “systématiser l’alternance dans les formations : pas de diplôme « professionnel » sans passage en entreprise”.

Il appelle à une “mobilisation de tous les acteurs de l’alternance” : les Régions qui auront “un rôle décisif de pilotage”, les entreprises, les branches professionnelles, l’Éducation nationale, les enseignants.

François Fillon propose d’aller au bout de la logique de la décentralisation de l’enseignement professionnel et de confier aux Régions un rôle central de pilotage de l’alternance.

Afin de mutualiser les ressources et d’assurer une meilleure prise en compte des besoins des bassins d’emploi, il faut que la gestion des lycées professionnels soit confiée, avec les moyens associés, aux Régions qui gèrent déjà les centres de formation d’apprentis (CFA) ”, précise le dirigeant de l’Union pour un mouvement populaire.

Lequel souhaite voir les Régions devenir “les acteurs centraux de la formation en alternance comme elles en ont la vocation”. Ainsi que piloter les formations en association étroite avec les branches professionnelles.

Ce pilotage concernera la gestion des moyens, l’inspection académique et l’évolution des formations qui s’adaptera aux besoins du tissu économique local. Pour les épauler, une commission nationale sera chargée de la définition des référentiels de formation, de leur certification et de l’évaluation du système. Cette commission, placée sous la tutelle de l’Éducation nationale sera paritaire, réunissant les branches professionnelles et les partenaires sociaux”, détaille François Fillon.

Pour inciter les entreprises à jouer le jeu, l’ancien chef de l’exécutif préconise l’exonération totale de charges sociales pour l’embauche d’un jeune en alternance ; l’alignement des conditions de sécurité des apprentis sur celles pratiquées pour les salariés ; et l’autorisation pour les entreprises – si elles comptent plus de 4 % de jeunes en alternance – de dépenser les fonds de la taxe d’apprentissage pour financer leurs propres centres de formation.

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