Alan Tuckett, président du Conseil international pour l’éducation des adultes (ICAE)

Le 4e Forum mondial des apprentissages tout au long de la vie est ouvert

Rédigé par . Publié le 06 février 2015. Mis à jour le 12 mars 2019.

C’est devant plus de 700 personnes que s’est ouvert le 4e Forum mondial des apprentissages tout au long de la vie, au siège de l’Unesco, à Paris, jeudi 5 février.

Organisé par le CMA (Comité mondial pour les apprentissages tout au long de la vie) et par l’ICAE (International Council for Adult Education), le forum a à cœur de répondre à une question centrale : comment être acteur de la révolution éducative en cours tout en conservant l’objectif de permettre à tous de bénéficier d’un apprentissage tout au long de sa vie ?

Savoir reconnaître les acquis informels

Selon Yves Attou, président du CMA, plusieurs défis sont à relever aujourd’hui : «Tirer parti des technologies pour éviter une éducation à plusieurs vitesses, tenir compte de l’environnement des apprenants, réguler la marchandisation en trouvant un équilibre public-privé, savoir reconnaître les acquis informels, faire en sorte que l’éducation permette une émancipation et non une aliénation, acquérir une approche globale de l’éducation et permettre qu’elle favorise la lutte contre les obscurantismes.»

Lutte contre l’illettrisme

Des acteurs de la formation venus du monde entier se succèderont à la tribune pendant deux jours afin de trouver les solutions permettant d’atteindre ces objectifs dans le futur.

Un des enjeux majeurs dans l’éducation des adultes aujourd’hui est la question de l’alphabétisation. Aujourd’hui, on compte plus de 750 millions de personnes illettrées. Une situation inacceptable selon Alan Tuckett, président du Conseil international pour l’éducation des adultes (ICAE). Beaucoup d’avancées ont été réalisées dans les années 90, mais depuis, on constate une stagnation certaine.

En effet, le nombre d’analphabètes a été réduit de seulement 2 % depuis les années 2000 : « L’alphabétisation est une clé essentielle pour le développement des individus, et notamment des femmes. On constate qu’elle améliore l’inclusion sociale et la transmission. Il faut poursuivre les efforts pour ne laisser personne de côté. » D’où l’intérêt d’identifier au mieux les publics visés.

« Nous avons besoin de meilleures données. Pour ce faire, il faut engager des moyens pour former des personnes autour du monde au traitement de ces données afin de mettre en place un travail de ciblage efficace », a-t-il déclaré.

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