Le programme de formation “Entreprendre : passer de l’envie au projet”

Rédigé par . Publié le 01 avril 2015. Mis à jour le 11 mars 2019.

Ils sont 15. 6 femmes et 9 hommes, venus pour la plupart de Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise. Ils constituent la première promotion du programme de formation “Entreprendre : passer de l’envie au projet” lancé par le Medef en décembre 2014 avec la collaboration de l’association cergyssoise Agir pour réussir (AGPR).

Une opération que le mouvement patronal entend bien décliner nationalement à destination des porteurs de projets entrepreneuriaux venus des zones périphériques, banlieues et territoires ruraux.

Pris en charge par un groupe de protection sociale

De janvier à février, durant cinq semaines, ils ont suivi des cours destinés à les initier à la création d’entreprise et au montage de business plans. Des cours assurés au siège national du Medef, avenue Bosquet, à Paris, par les formateurs de l’organisme Audace et pris en charge financièrement (à hauteur de 100 000 euros pour cette première promotion) par le groupe de protection sociale Klésia. L’objectif : créer leur entreprise à l’issue du parcours, qui dans la production de contenus TV, qui dans la fibre optique, la restauration ambulante ou la création de mode.

À l’issue de leur stage, ces futurs entrepreneurs – ils ne sont pas tous « jeunes », certains sont des trentenaires en reconversion – seront orientés vers les réseaux d’accompagnement adaptés (business angels, etc.) et bénéficieront de liens privilégiés avec les Medef territoriaux. “Il ne s’agit pas de se substituer aux réseaux existant”, explique Thibault Lanxade, en charge du développement de entrepreneuriat au sein du Medef, “mais d’être en amorçage et d’organiser un mécénat de compétences pour permettre à des chefs d’entreprise ou des cadres d’accompagner ces porteurs de projets”.

Au premier rang desquels Pierre Gattaz, qui s’est engagé à parrainer ainsi l’un des membres de cette première promotion. Les mécènes venus de l’entreprise donnent de leur temps pour coacher leurs cadets que le Medef souhaiterait voir valorisés d’une manière ou d’une autre par les pouvoirs publics. “De la même manière qu’il existe une réserve militaire, on peut imaginer une réserve citoyenne économique qu’il y aurait lieu de reconnaître pour saluer son engagement”, résume Thibault Lanxade, écartant cependant l’idée que cette reconnaissance publique puisse se traduire par des ristournes fiscales.

Un programme qui pourrait donner lieu à une certification

Alors que cette première promotion achève son cursus, le Medef envisage d’en lancer deux ou trois autres dans l’année (à Paris, Lyon ou Toulouse) avant de généraliser le programme dès 2016 sur tout le territoire. Si Klésia s’est engagée à assurer à régler la note des opérations pour 2015, la pérennisation du programme exigera cependant la mise en œuvre de financements pérennes. En mettant à contribution, par exemple, la Fédération des banques adhérentes au Medef ou en montant des opérations particulières, à l’image de cette plateforme de crowdfunding (financement participatif) actuellement en expérimentation au sein des cinq unités départementales du Medef de la région Aquitaine.

Quant à la formation en elle-même, si, pour l’heure, elle n’est pas qualifiante et s’apparente davantage à du coaching, l’organisation patronale envisage d’en faire une certification susceptible de se voir un jour inscrite au Répertoire national de la certification professionnelle (RNCP)… et de la rendre de facto accessible aux fonds de la formation. “Mais pour l’instant, nous n’avons pas encore statué sur un calendrier”, indique Thibault Lanxade.

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