Degreed, l’outil de KPMG pour inciter ses salariés à se former

Le bureau luxembourgeois de KPMG utilise depuis deux ans la plateforme d’agrégation de contenus Degreed. Aux dires de ses utilisateurs, elle permet un équilibre entre l’autonomisation des salariés et le contrôle des contenus stratégiques par l’employeur.

Par - Le 15 novembre 2021.

Les leviers pour faire des salariés des acteurs de leur parcours de formation sont multiples. L’abondement aux comptes personnels de formation (CPF) utilise le ressort financier. Celui de la plateforme de la société Degreed n’est pas financier mais participatif. Le bureau luxembourgeois du cabinet d’audit et de conseil KPMG présentait, le 9 novembre, à l’occasion d’un webinaire organisé par le média Newstank RH, son expérience avec Degreed.

Cette plateforme « agrège des contenus d’où qu’ils viennent » pourvu qu’ils disposent d’un lien hypertexte, décrit Amaury de Villele, directeur clientèle chez Degreed. Sur cette « learning experience plateforme », l’employeur peut déposer ses propres contenus de formation (notamment les formations obligatoires pour l’exercice d’un métier) et les salariés y partager les contenus qui les intéressent (articles, vidéos).

Les apprenants ont la main

Ainsi, « une équipe peut créer sa propre page sur la plateforme avec le contenu qui lui convient, car c’est l’équipe qui est la mieux placée pour savoir ce qui l’intéresse », explique Audrey Jeanrond, en charge des initiatives formation à KPMG Luxembourg. Selon Audrey Jeanrond, les avantages de ce système, qui donne la main à l’apprenant, sont nombreux. « Chaque salarié peut apprendre ce dont il a besoin au moment où il est prêt à apprendre, ce qui n’est pas forcément le cas lorsqu’il est dans une salle de classe », explique-t-elle. La différence avec la formation ouverte à distance se situe dans la capacité de la plateforme à générer de l’interaction. « Degreed permet de lier deux fonctions de la formation : celle, classique, qui vise l’acquisition de compétences pour exercer son métier, et celle qui vise le développement de l’apprenant par la stimulation et l’interaction », explique Audrey Jeanrond, qui utilise la plateforme depuis deux ans. Les autres bureaux de KPMG s’y mettent progressivement, ce qui permettra de mutualiser des contenus.

Le responsable formation peut pousser un contenu stratégique

Quelle différence avec une veille informative classique ? « Le contenu est rafraîchi tous les jours et la plateforme repère ce qui intéresse les utilisateurs et peut ainsi qualifier les contenus », fait valoir Amaury de Villele. D’autre part, l’employeur « peut pousser des contenus », explique Audrey Jeanrond. Soit parce qu’il les juge importants dans sa stratégie de formation, soit parce qu’il a repéré une demande forte sur un sujet et qu’il veut y répondre. Le responsable formation ne passe donc pas totalement la main à des apprenants autonomisés. « La plateforme est une vitrine des contenus formation en provenance de plusieurs sources ; elle me permet d’en pousser certains comme stratégiques », explique Audrey Jeanrond. Depuis que KPMG Luxembourg utilise la plateforme, le nombre d’heures d’apprentissage a « explosé ». Si la consommation de formation est facile à quantifier et son efficacité mesurable avec des outils classiques (évaluation de l’apprenant par un tiers) ou indirects (rétention des salariés), rien ne dit que les formations satisfont aux critères juridiques français qui ouvrent aux financements mutualisés.

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