Enregistrement d’une certification : quels sont les attendus de France compétences ? (webinaire Centre Inffo)

Enregistrement d’une certification, les attendus de France compétences 

Centre Inffo organisait mardi 24 mai, en partenariat avec France compétences, le webinaire « Créer et enregistrer une certification aux répertoires nationaux » décryptant la procédure d’enregistrement ou de renouvellement d’une certification au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou au répertoire spécifique (RS).

Par - Le 30 mai 2022.

Sésame indispensable pour accéder aux financements du compte personnel de formation (CPF), l’enregistrement d’une certification auprès de France compétences se révèle stratégique pour les prestataires de formation. Signe de l’ampleur de cet enjeu : ils étaient plus de 2 800 à s’être inscrits au webinaire de Centre Inffo visant à éclairer les attendus lors des différentes étapes de cette procédure.

« Ecrire en compétences »

Les porteurs d’un projet de certification, visant le RNCP comme le RS, devront débuter par la réalisation d’une étude d’opportunité. « C’est un support central de l’examen du dossier, dans la mesure ou [elle] va cadrer le besoin et le public, analyser les compétences nécessaires pour ce public, et de manière plus générale [déterminer] s’il existe une opportunité réelle pour ce projet de certification au regard des besoins du marché », décrit Andreea Toma Pilot, de la direction de la Certification professionnelle de France compétences.

L’ingénierie de certification, avec la rédaction de référentiels, s’appuiera ensuite sur les enseignements de cette étude d’opportunité. Pour cette seconde étape Valérie Hellouin, consultante sénior en ingénierie et politiques de formation à Centre Inffo, conseille « d’adopter les modèles [de référentiels] de France compétences ». Il est aussi « très important d’écrire en compétences », insiste-t-elle, soit de décrire le « faire » (une action ou un comportement observable) et non le « savoir », le « connaître » ou le « maîtriser ».

Valeur de la certification et qualité du certificateur

Le dossier d’enregistrement ou de renouvellement de la certification devra également apporter des « preuves de sa valeur d’usage ». Pour les demandes concernant le RNCP, ces preuves devront être fournies par les données issues du suivi d’au moins deux promotions de certifiés. « Pour le répertoire spécifique […], on va avoir à prouver, au regard des besoins sur le marché du travail, d’une part la valeur économique [de la certification], d’autre part la valeur sociale, ou les deux », complète Valérie Hellouin.

Les instructeurs de France compétences examineront enfin les preuves de la qualité du certificateur. « Le processus qualité que le certificateur va mettre en place [devra s’organiser] autour de la certification, et non pas de la formation : Qualiopi ne compte pas », précise la consultante de Centre Inffo. Les critères qualité porteront ainsi notamment sur la conception de la certification, la communication faite autour d’elle et, surtout, sur ses modalités d’évaluation. « Les jurys sont un élément essentiel de la démarche d’évaluation », souligne Gwénola Cadeville, qui travaille de la direction de la certification professionnelle de France compétences. La composition du jury de certification devra respecter trois grandes normes : « être collégial […], faire preuve d’indépendance, [et] donner des garanties de qualités : […] nous recommandons de faire appel à des professionnels du secteur », explique celle-ci.

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