Photo d'Anne et Eric Fournier, co-fondateurs des concours Je filme ma formation et Je filme le métier qui me plaît

Anne et Eric Fournier, co-fondateurs des concours Je filme ma formation et Je filme le métier qui me plaît.

Lancement des concours Je filme ma formation & Je filme le métier qui me plaît

C’est parti pour l’édition 2022-2023 des concours Je filme ma formation et Je filme le métier qui me plaît !

Par - Le 04 octobre 2022.

Avec des participants chaque année toujours plus nombreux et des partenariats avec l’ensemble de l’écosystème orientation-formation-emploi, le succès de la formule « les jeunes parlent aux jeunes » n’est plus à démontrer. Et pourtant, qui a trainé ses enfants dans un salon d’orientation ou vu des cohortes de jeunes suivre sans enthousiasme leur professeur sait qu’il n’est pas si facile d’ouvrir le fameux « domaine des possibles » ! Il fallait sans doute être extérieur au monde de l’éducation, comme les co-fondateurs Anne et Éric Fournier, professionnels de la communication, pour s’apercevoir qu’il suffisait de confier les clés aux premiers concernés.

Les jeunes, acteurs de leur orientation ? Pour une fois, la formule n’est pas galvaudée avec ces deux concours pédagogiques, qui les invitent à promouvoir leur formation ou le métier de leur rêve en une vidéo de 3 minutes, qu’ils auront eux-mêmes tournée. « Faire bouger les lignes », « leur permettre de s’identifier et de se projeter », « donner envie », c’est bien l‘objectif de ces concours où « les jeunes s’adressent aux jeunes », résume Anne Fournier. Vertueux, les concours permettent non seulement à ces jeunes qui s’impliquent d’acquérir une véritable culture de l’orientation, mais leur apporte également des compétences clés aujourd’hui, liées à la gestion de projet, la communication et l’audiovisuel.

« Festival de Cannes des jeunes… »

C’est à nouveau au Club 13, le cinéma de Claude Lelouch installé au 15 avenue Hoche à Paris, qu’Anne et Éric Fournier, les fondateurs de l’événement, ont officiellement lancé la 7e édition du concours Je filme ma formation et la 16e pour Je filme le métier qui me plaît. L’adresse est prestigieuse, tout comme celle des finales qui se tiendront respectivement les 23 mars et 25 mai au cinéma Le Grand Rex. Aucun hasard dans ces choix, qui traduisent la volonté des organisateurs de prendre en considération et d’offrir une véritable fête à leur public cible. Avec des jeunes venus de toute la France et pas seulement des grandes villes, c’est un « échantillon de la France » qui est réuni par ces deux concours, apprécie Matthieu Merciecca, chef de la mission Éducation Économie Campus au ministère de l’Éducation nationale et membre du jury.

Au prestige de la plus grande salle d’Europe s’ajoute la popularité auprès des jeunes des présidents de jury (à nouveau Guillaume Pley cette année pour Je filme ma formation, et l’actrice et réalisatrice Géraldine Nakache pour Je filme le métier qui me plaît). Tout cela crée de « l’émotion, qui permet d’imprimer les jeunes de l’intérieur », observe Matthieu Merciecca, quand Anne Fournier évoque elle un « festival de Cannes des jeunes… »

Mais les jeunes ne sont pas les seuls à profiter de l’événement. Exemple avec Simon Jombart, conseiller régional délégué à l’orientation des Hauts-de-France, qui rapporte que sa Région va organiser sa propre remise des prix pour la troisième année consécutive. Et de se féliciter de voir dans le concours « l’opportunité pour les Régions d’innover dans l’exercice de la compétence orientation » acquise avec la loi Avenir professionnel de 2018. Même intérêt pour Vincent Bohelay, directeur emploi du groupe Elior, qui loue la « qualité croissante des productions », toujours bienvenues pour « expliquer ce que sont les métiers. »

Co-construction pédagogique

Les enseignants eux-mêmes ne sont pas en reste et n’hésitent pas à s’investir. Professeur de chaudronnerie au lycée Jehan de Beauce (Chartres), Marc Lourdelle y voit plusieurs avantages, à commencer par le focus ainsi mis sur des métiers en tension. Mais il le souligne, l’intérêt est aussi collectif, avec l’occasion donnée à l’établissement de se lancer dans des projets pluridisciplinaires. Avant la fête du Grand Rex, le concours est un « travail du quotidien » qui favorise les échanges pédagogiques et la co-construction. Grâce au recours à l’image et à la vidéo, « les élèves nous apprennent aussi des choses », sourit-il. Pour Mustapha Azzoug, directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques au lycée Jean Monnet à Montrouge (Hauts-de-Seine), l’expérience a aussi été riche de retombées. Non seulement le film tourné sur une formation de couvreur-zingueur s’est révélé un véritable levier d’attractivité, mais l’établissement a aussi gagné en prestige grâce aux élèves qui ont participé, devenus de véritables « influenceurs »

A noter enfin que toutes les vidéos sélectionnées depuis ces 15 dernières années viennent abonder la plateforme d’aide à l’orientation parcoursmetiers.tv, qui totalise plus de 200 000 visiteurs uniques par mois.

Pour s’informer sur l’événement et les différentes catégories :

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