Gwénaël Frontin, ex-directeur général de Centre Inffo.
Gwénaël Frontin lance le processus de transformation de Centre Inffo
Le tribunal de commerce de Bobigny a ouvert une procédure de sauvegarde judiciaire au bénéfice de Centre Inffo, le 21 octobre. Alors que la fin annoncée de la subvention gouvernementale pourrait remettre en cause la continuation des activités, son nouveau directeur général, Gwénaël Frontin, voit dans cette situation financière délicate “l'opportunité qui manquait à Centre Inffo pour attaquer sa nécessaire transformation".
Par David Garcia - Le 22 octobre 2025.
L'ancien conseiller social d'Élisabeth Borne à Matignon se dit “heureux d'arriver à Centre Inffo". Inspecteur du travail de formation, Gwénaël Frontin a été nommé à la tête de l'association le 2 septembre.
“Centre Inffo n'est pas en cessation de paiement"
Optimiste, il assure que “les dés ne sont pas jetés". “Centre Inffo n'est pas en cessation de paiement. Le tribunal de commerce nous accompagne dans l'élaboration d'un nouveau projet. Nous allons réinventer Centre Inffo et utiliser cette crise comme une opportunité de transformation. Je ne suis pas venu pour fermer l'entreprise, et la présidente Anne de Blignières-Légeraud [élue le 25 juin] a la même vision."
Son maître mot ? “Replacer les clients au centre de notre stratégie." C'est-à-dire, au-delà de la formule convenue, rapprocher Centre Inffo de ses communautés d'usagers… et de clients.
Poursuite de missions d'intérêt général
Pour autant, l'association continuera de porter des missions d'intérêt général. “Nous allons poursuivre nos missions d'intérêt général, mais sous une autre forme et avec une autre organisation, pour servir au mieux nos clients et nos partenaires", annonce Gwénaël Frontin.
Création par décret du Premier ministre en 1976Créé le 1er mars 1976 par décret du Premier ministre, l'association Centre Inffo (Centre pour le développement de l'information sur la formation permanente) “a pour mission d'élaborer un programme de développement de l'information, de la documentation et des études dans le domaine de la formation professionnelle et de la mettre en œuvre dans le cadre général de la politique d'ensemble suivie en cette matière", selon l'article 2 de son acte de naissance réglementaire. |
Fin de la subvention d'État en 2026
Ce que l'État a fait, il s'apprête à le défaire. Le 6 juin dernier, les ministres du Travail de l'époque, Catherine Vautrin et Astrid Panosyan, signaient un courrier actant la fin du subventionnement gouvernemental de Centre Inffo au 1er janvier 2026.
Le 1er mars 2026, Centre Inffo célébrera ses 50 ans. “Centre Inffo existera toujours en 2026, mais sous une autre forme. Aucun salarié ne sera laissé de côté. L'État s'est engagé à proposer des solutions de reclassement à chaque collaborateur concerné. À l'issue d'un processus de restructuration indispensable, un nouveau Centre Inffo, héritier de l'ancien et porteur de nouvelles exigences, proposera une offre de services renouvelée", explique son directeur général.
“Rendez-vous en 2026 !"
Loin de signifier la fin de l'histoire, la procédure de sauvegarde judiciaire “nous aidera à faciliter le rebond de Centre Inffo", selon Gwénaël Frontin. “Rendez-vous en 2026 !", lance-t-il à l'attention des partenaires et clients de Centre Inffo.

