La ville de Reims développe des formations pour prévenir les discriminations

Par - Le 26 février 2008.

La ville de Reims a développé plusieurs dispositifs de formation s’inscrivant dans la lutte contre les discriminations, en particulier sur l’interculturalité, l’accueil d’enfants en situation de handicap ou encore du personnel communal.

Formation sur l’interculturalité

« Pendant trois années consécutives (2003-2004-2005) la ville de Reims a proposé et organisé une formation sur l’interculturalité», explique Francis Oudot, directeur général adjoint à l’animation et à la cohésion urbaine de la ville, fondateur et ancien président de l’Association nationale des directeurs de l’éducation des villes de France (ANDEV).. Objectifs de cette formation ? Permettre une meilleure connaissance des réalités des populations issues de l’immigration, identifier les particularités de leur situation afin d’adapter les modes d’intervention sociale, acquérir des compétences méthodologiques. « Ces formations ont été ouvertes aux professionnels de terrain (travailleurs sociaux, corps enseignant, associations, représentants d’institutions et de collectivités…). Une centaine de personnes ont bénéficié de cette prestation. Une des caractéristiques de l’opération a été de positionner chaque module au sein d’un quartier de la ville afin de susciter les rencontres et les échanges entre les professionnels œuvrant sur le même secteur et encourager ainsi le prolongement de l’action. Le coût a été d’environ 6 000 euros par an financés dans le cadre du troisème contrat de ville », indique Francis Oudot.

Formation de lutte contre les discriminations à l’attention du personnel de la mairie

Cette formation est en cours de proposition. « La ville s’est engagée sur un plan de lutte contre les discriminations, elle doit montrer son engagement via la formation du personnel et être exemplaire en matière d’égalité de traitement. Le personnel de la ville doit savoir communiquer sur la thématique lorsqu’il est en lien avec des partenaires ou en accueil du public (notamment à l’aide de la plaquette de la Halde ou de la Copec) », rappelle la mairie de Reims. Plusieurs modules seront proposés aux stagiaires : élaboration d’une définition commune de la discrimination au sens juridique, apport statistique via les études-testing, connaissance de l’évolution de la législation en matière de lutte contre les discriminations, cadrage des notions (discrimination directe, indirecte, systémique) à l’aide de situations types, ou encore un atelier consacré à « l’objectivation des profils de poste et la recherche de compétences dans les processus de recrutement ».

Formation à l’accueil d’enfants en situation de handicap

« Depuis la loi handicap du 11 février 2005, l’accueil des enfants en situation de handicap représente une mission prioritaire pour tous les modes d’accueil de la petite enfance. Dans ce cadre, les professionnels sont confrontés à de nombreuses et nouvelles problématiques (peur du handicap, méconnaissance des différentes situations de handicap…). La ville de Reims est elle-même confrontée à cet accueil spécifique (ATSEM, SMA, classes passerelles…) ainsi que la Caisse des écoles et bien entendu les associations », note Francis Oudot. Pour répondre à cet objectif et dans le cadre de la mission de coordination petite enfance dévolue à la direction de la cohésion sociale, « la ville de Reims a mis en place une formation en direction des acteurs concernés. Cette formation se décompose en un cycle de six jours durant le premier semestre 2008. Six groupes de 20 personnes ont été constitués soit au final 120 personnes qui auront bénéficié de cette prestation ». La formation est assurée par l’Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation et les enseignements adaptés (INS HEA) au coût de 40 000 euros avec des participations partenariales dont le Fonds social européen.

[(« En décembre 2007, Reims comptait 9 509 demandeurs d’emploi, soit un taux de chômage de 6,6% », indique Francis Oudot, Un taux de chômage représentatif du département de la Marne (6,7%). La Champagne-Ardenne est légèrement en dessous de la moyenne nationale, puisque son taux de chômage est de 7,7% contre 7,9% sur l’ensemble de la population française.
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