Strasbourg met l’accent sur la formation des jeunes

Par - Le 05 mars 2008.

La Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg (Cus) favorisent chaque année l’accueil de stagiaires, d’apprentis et de personnes en insertion professionnelle dans leurs services.

La Cus s’est engagée dans la formation des jeunes en développant une offre d’accueil, soit près de 1 000 stagiaires accueillis en 2007 dont plus de 400 de niveau bac+2”, souligne Jacqueline Leroy, de la direction des ressources humaines de la Cus. “Depuis février 2007, nos stagiaires de niveau III (bac + 2 et licence) et plus sont indemnisés, au-delà du premier mois de stage. Le plafond de cette indemnisation est fixé à 50 % du Smic. En outre, chaque stagiaire a un référent ou un accompagnateur.” Les offres de stages, destinées aux étudiants de l’enseignement supérieur, sont publiées sur le site [www.stages-alsace.net], conçu en partenariat avec le Conseil régional et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) d’Alsace. “Les étudiants connaissent ce site, dans la mesure où les universités leur transmettent l’information à ce sujet. Ils ont accès aux offres de stages proposées par la collectivité, mais également celles des entreprises et des associations. La gestion du site par la CCI facilite la publication des offres. Enfin, ils ont la possibilité d’y déposer leur CV”, précise Jacqueline Leroy.

Parcours professionnels

Par ailleurs, la Cus compte actuellement 179 apprentis (ils étaient 45 en 2002), sous contrat de travail de droit privé. Forte de 6 770 agents exerçant plus de 250 métiers différents, la collectivité accueille et forme les jeunes apprentis dans des métiers aussi divers que les métiers de jardinier, d’ingénieur en informatique, en développement et aménagement de l’espace, etc., sans oublier les métiers transversaux (comptabilité, finance). Ils ont la possibilité de préparer 56 diplômes différents. “L’apprentissage a beaucoup évolué au sein de la Cus et nous travaillons avec 35 centres de formation partenaires. 34 % des apprentis sont engagés dans les filières techniques et 66 %, dans le tertiaire, avec une proportion de 41 % d’hommes et de 59 % de femmes. Depuis trois ans, les métiers de l’action sociale se développent par le biais de l’apprentissage.”

La mise en œuvre de dispositifs d’insertion (contrat d’avenir et contrat d’accès à l’emploi) est consécutive à une délibération de la Cus en 2006 qui a déterminé des secteurs prioritaires pour l’embauche de jeunes de moins de 26 ans, les femmes seules avec enfants et les personnes handicapées. Le programme prévoit la possibilité d’embauche de 200 personnes dans le secteur de la sécurité autour de l’enfance et de son bien-être, et dans celui des métiers techniques (conciergerie au sein des différents équipements municipaux, en partenariat avec l’ANPE). “De plus, notre collectivité réalise en interne un accompagnement professionnel. Nous pouvons ainsi établir, par exemple, avec une personne travaillant en crèche, un projet professionnel de manière à l’amener à un diplôme qualifiant. Cela concerne également des personnes de plus de 50 ans ou qui présentent un handicap léger, l’idée étant de les accompagner dans une fin de vie professionnelle sereine. Nous avons en effet opté pour une alliance entre l’économique, l’humain et le social”, explique Jacqueline Leroy. L’accompagnement s’effectue à tous les niveaux. Les stagiaires des entreprises ont un référent de stage, les apprentis, un maître d’apprentissage, et les personnes en insertion, un tuteur. Résultat : plus de 50 % des personnes inscrites dans le dispositif d’insertion ont trouvé un emploi en 2007 et plus de 30 % des apprentis sont recrutés par la collectivité.

[(Perspective dynamique

Fabienne Keller, sénatrice-maire de Strasbourg (UMP) et présidente déléguée de la Communauté urbaine de Strasbourg (Cus), rappelle que les dispositifs d’accueil de stagiaires, d’apprentis et de personnes en insertion relèvent d’une “volonté politique de remplir cette mission en tant que collectivité publique”.
“L’apprentissage convient très bien aux jeunes. Notre collectivité compte 180 maîtres d’apprentissage, tous en relation directe avec les jeunes et les établissements de formation. Ils se situent dans une démarche mobilisante car c’est une manière pour eux de s’ouvrir à leur champ professionnel.” Sur le plan de l’accès à l’emploi, Fabienne Keller indique “qu’une personne sur trois, apprentie ou en insertion, est recrutée par la collectivité”. Concernant les stages, elle insiste sur le principe d’échange entre monde du travail et structures d’enseignement. “Le principe est un marché de stages organisé sur Internet.” Les trois dispositifs d’échanges avec l’enseignement continueront à être développés par la collectivité.)]

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