Île-de-France : le Cif est de plus en plus efficient

Par - Le 13 septembre 2010.

Le Fongecif Île-de-France, en association avec le Credoc (Centre de recherches pour l’observation et les conditions de vie), a mené une enquête auprès des salariés ayant bénéficié d’un Cif dans le cadre de leur CDI entre 2006 et 2009. Les conclusions sont éloquentes : 72 % des bénéficiaires du dispositif ont évolué professionnellement, 84 % ont réussi leur formation et 85 % pensent que la formation suivie les a aidé à progresser.

En 2006, lors de la précédente enquête commandée par le Fongecif Île-de-France, 51 % des bénéficiaires d’un Cif avaient changé de situation suite à celui-ci. Aujourd’hui, avec un taux d’évolution de 72 %, le congé individuel de formation semble être un dispositif reconnu à la fois par ceux qui en bénéficient et par les entreprises. En effet, pour près de trois salariés sur quatre, les motivations exprimées lors de la requête initiale se sont vues réalisées, qu’il s’agisse d’un changement de métier, d’une évolution professionnelle ou d’acquisition de nouvelles compétences. Ainsi, 44 % des bénéficiaires d’un congé individuel de formation, contre “seulement” 25 % en 2006. 57 % des sondés ont également changé de métier ou évolué dans leur profession, alors qu’il n’étaient que 38 % trois ans auparavant. Enfin, 45 % des salariés ayant bénéficié du dispositif de formation ont vu leur rémunération augmenter.

À 85 %, les bénéficiaires d’un Cif au cours des trois ans écoulés estiment que leur formation leur a permis à acquérir des compétences dont ils ont désormais l’usage. Plus de la moitié d’entre eux estiment que le Cif a été utile pour l’évolution de leur rémunération, les deux tiers considèrent que la formation suivie les a aidé à changer de poste ou à évoluer dans l’entreprise, et près des trois quarts soulignent l’importance de ce congé de formation sur leur progression professionnelle.

Par ailleurs, 36 % des salariés en Cif ont été aidés pour l’élaboration de leur projet dans la période précédent leur départ en formation. Pour plus de la moitié d’entre eux, cette aide venait du Fongecif. Si l’étude démontre que les hommes ont davantage profité du Cif que les femmes, ceux-ci disposaient, en moyenne, d’un niveau de diplômes initial plus faible que celui correspondant aux formations suivies, et occupaient des emplois d’employés ou d’ouvriers qualifiés.

Chiffre exceptionnel : 97 % des bénéficiaires du Cif aidés par le Fongecif Île-de-France se considèrent “satisfaits” ou “très satisfaits” du soutien de l’Opca dans leur démarche de formation. C’est d’ailleurs dans les mêmes proportions (97 %) que les bénéficiaires concernés par l’étude ont été au bout de leur formation. Ils ne sont, en effet, que 3 % à ne pas l’avoir suivie jusqu’à son terme. Ceux qui ont abandonné leur apprentissage en cours de route mettent en avant des soucis personnels avant tout (dans 33 % des cas), le niveau trop élevé de la formation (18 % des cas) ou la responsabilité de l’organisme de formation (16 %). Cependant, au vu des résultats globaux, ce taux d’abandon demeure extrêmement marginal.

85 % des salariés ayant suivi une formation en Cif se révèlent “très satisfaits” de cette dernière. Ces derniers, au moment de partir en formation, travaillaient essentiellement dans des entreprises relevant du secteur industriel ou des autres services. La majorité d’entre eux disposaient d’une ancienneté assez importante au sein de leur entreprise et, s’ils sont peu diplômés en moyenne, visaient un degré de formation équivalent à la licence. Naturellement, la satisfaction vis-à-vis de l’organisme de formation est très liée à la réussite de la formation elle-même. On observe ainsi un taux de réussite de 88 % chez les “satisfaits” contre seulement 60 % chez les “insatisfaits”. Lors de la réalisation de l’enquête, près de 84 % des personnes interrogées étaient dans l’emploi au moment d’être sondés. Un tiers d’entre eux étaient alors à la recherche d’un nouvel emploi, conforme à leur nouvelle qualification après la formation suivie.

[(LES CRÉATEURS D’ENTREPRISE, UN PROFIL PARTICULIER

6 % des personnes interrogées lors de l’enquête du Credoc étaient de futurs créateurs d’entreprise. Le profil est donc quelque peu différent de celui des autres sondés. Ainsi, 90 % d’entre eux ont validé la formation prise dans le cadre du Cif. 80 % visaient des professions de niveau CAP ou inférieur. La moitié provenait de TPE-PME, et, pour 40 %, ils y occupaient des postes à responsabilité. La première motivation de ces futurs chefs d’entreprise était à 70 %, la volonté de quitter leur emploi et de se mettre à leur compte. Enfin, 60 % d’entre eux étaient des hommes disposant d’une formation initiale de niveau CAP.
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