Transition écologique : la Bretagne face au défi des compétences

Il y a urgence à faire face, à l’échelle des territoires, aux défis posés par la conversion écologique. Une urgence qui se pose en termes de formation, rappelle André Crocq, conseiller régional de Bretagne délégué à la transition énergétique. Il s’exprimait jeudi 28 septembre lors d’une journée des « métiers verts de demain », à l’initiative de l’Ademe de Bretagne (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

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Rédigé par . Publié le 03 octobre 2017. Mis à jour le 03 octobre 2017.

«~La transition énergétique est une sorte de révolution rampante, dont on parlait beaucoup mais qui, aujourd'hui, se traduit concrètement~», assure l'élu. Et c'est au plus près du terrain et dans tous les domaines qu'elle s'amorce. Dès cette année, Rennes Métropole ne commandera plus aucun bus diésel. «~On imaginait que ça viendrait, pour autant ça donne un peu le vertige~: les technologies sont-elles prêtes, les infrastructures sont-elles là ?~», s'inquiète André Crocq. Risque de manquer les opportunités Le problème se pose évidement en termes de formation pour accompagner ces nouvelles technologies. Formation des acteurs de terrain, mais aussi formation des formateurs…

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Transition écologique : la Bretagne face au défi des compétences

Rédigé par . Publié le 29 septembre 2017. Mis à jour le 29 septembre 2017.

Si la Cop21 a produit l’impulsion, la transition écologique et énergétique se joue désormais au plus près du terrain. Un défi en termes de compétences et de politique locale face auquel les élus doivent réagir, insiste André Crocq, de la Région Bretagne.

« La transition énergétique est une sorte de révolution rampante, dont on parlait beaucoup mais qui, aujourd’hui, se traduit concrètement. » Pour André Crocq, de la Région Bretagne, il y a urgence à faire face, à l’échelle des territoires, aux défis posés par la conversion écologique. C’est au plus près du terrain et dans tous les domaines qu’elle s’amorce.

Un exemple : à partir de cette année, Rennes métropole ne commandera plus aucun bus électrique. « On imaginait que ça viendrait, pour autant ça donne un peu le vertige : les technologies sont-elles prêtes, les infrastructures sont-elles là ? Ça pose tout un tas de questions auxquelles on n’est pas tant préparés que ça. Pour autant il va falloir y répondre. »

Le conseiller régional, délégué à transition énergétique, pose évidement le problème en termes de formation.

Il prenait la parole hier devant une assemblée hétéroclite de professionnels de la formation, de l’orientation, de représentants des filières agricoles, énergétiques, des transports, d’agents et d’élus des collectivités locales et de partenaires sociaux. Ils étaient réunis par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), pour cerner les enjeux des « métiers verts de demain en Bretagne ».

« A l’échelle territoriale, pour nous les élus, c’est une vrai prise de conscience : si on s’attaque pas à ces questions-là sur nos territoires respectifs, on laissera passer des opportunités. » Et de pointer les métiers en devenir, dans lesquels on cherche des techniciens biens formés et sur lesquels la région dispose de pépites : réseaux connectés, smart grid… dans la valorisation des déchets aussi. Sur un autre front, la conversion à l’agriculture biologique, la formation peine à faire face à la demande et des files d’attentes apparaissent.
Le Conseil économique, social et environnemental de Bretagne (CESER Bretagne) publiait en mai une étude intitulée « Former mieux pour réussir la transition énergétique et écologique en Bretagne ». Aboutissement d’une trentaine d’entretiens, elle entendait esquisser un certain nombre de pistes, notamment en matière de formation continue.
Elle s’inspire des exemples des secteurs du bâtiment et de l’agriculture qui, en crise, ont dû intégrer les objectifs des transitions écologiques et énergétiques, et cherche à y identifier les « bonnes pratiques ». Elle note ainsi que, dans le bâtiment, l’offre de formation « semble adaptée », mais qu’il existe un « manque d’information », tant des salariés que des chefs d’entreprises, quant à leurs « possibilités d’entrer en formation ».
L’une des rapporteurs de l’étude, Valérie Friboulle, pointe ainsi la nécessité de « ramener vers la formation » des publics qui en sont éloignés. Et redoute le risque de voir des artisans être progressivement évincés et marginalisés, non pas faute de compétences, mais de certifications.
Dans ce contexte, quels leviers pour la politique régionale ? Les dispositifs sont nombreux. Le contrat de plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelles (CPRDFOP) est cité, mais aussi par exemple les règles de la commande publique. Depuis février 2017, la politique d’achat de la région intègre un volet formation des acheteurs, essentiel afin qu’ils puissent jouer leur rôle d’impulsion.

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