L’école Made iN propose une année de césure tremplin pour l’avenir

Par - Le 11 février 2019.

Fréquente dans les pays anglo-saxons, l’année de césure reste une exception en France. L’apparition d’innovations pédagogiques pourrait bien changer la donne. Exemple avec le tout nouveau programme de l’école Made iN, à Lyon, qui accueillera sa première promotion en septembre 2019.

Trop souvent réduite à une simple pause dépourvue d’objectifs, l’année de césure peut faire peur. Aux parents comme aux jeunes. Les uns redoutent l’oisiveté, les autres craignent une interruption de parcours. Pourtant, cette année de césure peut aussi fournir l’occasion d’une réflexion et d’un enrichissement de compétences susceptibles d’éviter fausses routes, décrochages et reconversions tardives. C’est toute l’ambition du programme Eurêka, développé par Marie-Hélène Demoy-Lavirotte, dans le cadre de l’école privée Made iN Lyon.

Engagement et curiosité

« On peut bien sûr partir à l’étranger, faire une année de stage, s’engager dans une expérience humanitaire et revenir avec une expérience fabuleuse, mais bien souvent, réapparaissent au retour les mêmes questionnements », estime la créatrice et responsable du programme. Au centre des interrogations qui entravent les processus d’orientation de nombreux jeunes, se trouve la question du sens. Mais, aussi et très fréquemment, chez les candidats aux talents multiples animés d’une profonde curiosité, une forme de vertige face à la nécessité d’opérer des choix. À ces jeunes, Eurêka propose un programme transdisciplinaire de 30 semaines pour les amener à mieux se connaître, s’ouvrir au monde et gagner en agilité.

Accessible aux 18-27 ans et destiné prioritairement aux bac +2, validés ou non, Eurêka cible les étudiants « multitalents » dès la rentrée 2019 et les bacheliers « multipotentiels » à l’horizon 2020. Il s’agit ici moins d’apporter une information brute sur l’éventail des filières et métiers que d’outiller les candidats dans un triple objectif : gagner en confiance ; développer une capacité exploratoire ; être entrepreneur de son futur.

Transdisciplinarité et agilité

La connaissance de soi passe par la mobilisation d’outils comme le coaching et des matières sorties de leur marginalité habituelle comme le sport et le théâtre. Intimement lié à la notion d’agilité, le pouvoir d’exploration est lui travaillé par des ateliers fondamentaux et des séminaires interdisciplinaires qui convoquent aussi bien l’anthropologie que les arts et le design ou la musicologie. « Être agile se travaille et s’apprend », justifie Marie-Hélène Demoy-Lavirotte : « c’est être en mesure de faire des liens, ce qui suppose une solide culture générale, de la curiosité et une capacité à aller piocher des informations dans les sciences, les sciences sociales, l’art et le design. » Pour les rendre acteurs de leur parcours, Eurêka favorise aussi le travail collectif et le partage entre étudiants et intervenants, tous issus de formations et d’horizons différents. Des « Learning Expeditions » sont organisées, à la fois dans le monde du travail pour en découvrir les différentes dimensions, et dans le monde de la culture pour gagner en ouverture.

Par la rencontre et la transdisciplinarité, l’objectif final est de permettre aux candidats de s’engager pleinement et avec confiance dans la voie qu’ils auront choisie.

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