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Les employeurs ont une perception positive de la loi Avenir professionnel (Sondage OpinionWay pour le Medef)

Une loi appréciée, …quand elle est connue. C’est le sentiment que révèle le sondage OpinionWay pour le Medef, dont les résultats ont été présentés lors de la conférence organisée au siège de l’organisation patronale lundi 4 novembre à Paris.

Par - Le 07 novembre 2019.

« Une notoriété en construction, un regard positif sur la réforme, une loi perçue comme équilibrée pour les entreprises et les salariés », tel est, selon Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d’OpinionWay, le triple enseignement du sondage « Loi #AvenirPro : un an après, le post-test ». Réalisé du 14 au 24 octobre 2019 auprès d’un échantillon représentatif de 502 dirigeants d’entreprise de 10 salariés et plus, le sondage commandé par le Medef un an après le vote de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est plus que satisfaisant pour la ministre du Travail. Car si la loi du 5 septembre 2018 est encore inconnue pour plus des deux-tiers des répondants, ils sont 77 % à en avoir « globalement » une bonne opinion.

Des changements bénéfiques

Interrogés sur les transformations liées à la loi, les dirigeants sont également très majoritairement enclins à juger bénéfiques les changements provoqués par la nouvelle législation, tant pour leurs salariés que pour leur entreprise. Ceci, avec un score qui augmente avec la taille de l’entreprise, allant jusqu’à huit dirigeants sur dix d’entreprises de 50 salariés et plus qui estiment la réforme bénéfique à leurs salariés (contre 67 % pour l’ensemble des entreprises). Alors même que la loi rentre tout juste en application, ils sont également 44 % (54 % des entreprises de 50 salariés et +) à déclarer que les changements les ont incités à investir davantage dans la formation professionnelle de leurs salariés, et respectivement 43 et 56 % à déclarer être incités à recourir davantage à l’apprentissage.

Un déficit d’information

Au-delà d’une perception globalement très positive de la loi, une batterie de questions sur les obstacles au développement de l’apprentissage vient cependant montrer que les freins qui subsistent demeurent nombreux selon les dirigeants. Viennent en tête les besoins de financement pour ce type de formation (33 %), le manque de candidats (29 %) et la complexité des démarches (25 %). À noter également que si 80 % des dirigeants estiment que la formation professionnelle est un levier important pour le développement des performances de leur entreprise, ils sont tout aussi nombreux (79 %) à souhaiter être mieux informés sur le sujet.

Enfin, quand on interroge sur leurs perspectives de recrutement en alternance les 75 % de l’échantillon qui ont déjà mis en place un contrat en alternance ou qui ont l’intention de le faire dans l’année à venir, les dirigeants témoignent d’une nette préférence pour l’apprentissage. Ils projettent de recruter 1,5 personne en moyenne contre 0,8 pour la professionnalisation.

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