Les transformations numériques au cœur des débats du G7 social

Avant le sommet du G7 du mois d’août 2019, présidé par la France, sur le thème de la lutte contre les inégalités, un G7 « social » a lieu les 6 et 7 juin à Paris. Présidé par Muriel Pénicaud, ministre du Travail, il ambitionne « plus de justice sociale dans la mondialisation ».

Par - Le 05 juin 2019.

Les ministres du Travail des 7 pays du G7 [ 1 ]Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni prendront des engagements sur 4 axes lors du sommet : renforcer la coopération multilatérale; étendre l’accès à la protection sociale; accompagner les travailleurs dans les transformations numériques et améliorer l’égalité professionnelle hommes-femmes.

Compétences et bonnes pratiques

Sur les transformations numériques, qui vont impacter des millions d’emplois et de salariés, les membres du G7 « partagent l’ambition d’investir dans les compétences, la formation professionnelle, et l’apprentissage des jeunes » « afin de faciliter l’évolution ou la reconversion professionnelle des travailleurs », selon les représentants du gouvernement français. Les pays membres « considèrent comme prioritaire l’acquisition des formations numériques par les catégories les plus vulnérables, en particulier les jeunes et les travailleurs les moins qualifiés ». Leurs échanges sur ces questions ont donné lieu à un recueil de bonnes pratiques qui montre les enjeux et donne des exemples concrets de ce que les pays ont mis en place.

Avenir du travail et travail décent

L’économie des plateformes fera l’objet d’un focus particulier lors des débats, afin de « garantir des conditions de travail décentes » à ces travailleurs, soit par une gouvernance et une régulation internationale, soit par des chartes nationales de bonne conduite.

La France souhaite créer une plateforme d’échanges sur « l’avenir du travail », qui rassembleraient les contributions sur les transformations numériques, la reconversion écologique et le vieillissement de la population.

Sur l’égalité professionnelle hommes-femmes, il sera question entre autres d’inclusion dans les métiers où elles sont le moins représentées (sciences et techniques, ingénierie), et d’égalité d’accès aux qualifications les plus rémunératrices.

Normes sociales dans les traités commerciaux

Enfin, les membres du G7 souhaitent renforcer la coopération entre États et organisations internationales afin d’apporter des régulations sociales visant à réduire les inégalités. Ils sont d’accord pour introduire plus de normes sociales dans les traités internationaux de libre-échange, notamment les normes internationales du travail définies par l’OIT [ 2 ]Organisation internationale du travail. La France va proposer que les organisations financières internationales (FMI, Banque mondiale, OMC) se réunissent une fois par an pour déterminer des stratégies communes, veiller au respect de ces normes, et apporter des réponses communes aux défis des transformations du travail.

Le travail préparatoire réalisé en amont de ce G7 social fait espérer à la France des avancées concrètes, qu’elle pourra porter lors du sommet de Biarritz au mois d’août.

Notes   [ + ]

1. Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni
2. Organisation internationale du travail

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