« Nous avons de vrais atouts en termes de compétences métiers » (Aurélie Ferjoux, CIBC du Tarn)

En Occitanie comme dans 7 autres régions, le CIBC (Centre interinstitutionnel de bilan de compétences) a été désigné le 5 novembre par France Compétences comme opérateur régional du conseil en évolution professionnelle (CEP) des actifs occupés. Entretien avec Aurélie Ferjoux, gérante du CIBC Tarn/Centre Occitanie qui porte un groupement comprenant 7 CIBC et 3 réseaux consulaires d’Occitanie.

Par - Le 25 novembre 2019.

Le Quotidien de la formation : Pourquoi avez-vous été retenus par France Compétences dans le cadre de l’appel d’offres lancé en avril pour gérer le CEP des actifs occupés ?

Aurélie Ferjoux : Nous travaillons sur l’accompagnement des transitions professionnelles des salariés et des demandeurs d’emploi depuis une trentaine d’années. Nous avons une palette d’interventions dans le champ de l’accompagnement professionnel, pour la plupart sous la forme de prestations de marché public avec Pôle emploi, l’Agefiph ou la Région. Nous avons aussi été engagés très tôt dans les espaces conseils pour la VAE. Nous avons de vrais atouts en termes de compétences métiers car nous sommes très en veille sur l’évolution des méthodes pédagogiques, la personnalisation, le travail à distance, l’amélioration permanente des outils. Nous nous sommes appuyés, pour cette candidature, sur notre présence territoriale qui propose un maillage très fin, avec une inscription dans un réseau de partenaires. Notre réseau de 7 structures a 47 sites en Occitanie dans lesquels nos 80 conseillers ont reçu 12 000 personnes l’an dernier. Pour répondre à cet appel d’offres, nous nous sommes aussi groupés avec trois réseaux consulaires (CCI, chambres d’Agriculture et chambres des métiers) avec qui nous avons une expérience de partenariat assez ancienne.

QDF : Qu’est-ce que cette candidature a impliqué pour votre groupement ?

A. F : D’abord une très grosse charge de travail ! France compétences a des attentes très fortes sur lesquels il a fallu répondre point par point, en structurant très en amont une offre déjà aboutie. Cela nous a amenés à mettre en place une certaine façon de fonctionner, des procédures sur lesquelles nous continuons à travailler. Lors de la réunion du 6 novembre, France compétences a rappelé les attendus de qualité et d’accessibilité du service sur lesquels ils seront particulièrement vigilants, notamment en nombre de lieux d’accueil et d’amplitude horaire. Nous avons proposé d’être ouverts plus tard et aussi le samedi matin dans au moins un site par département. Nous allons redimensionner l’accueil du public pour répondre à ces nouveaux engagements. Dès janvier, nous serons présents dans 26 communes (au moins deux par département sauf en Lozère) et 35 lieux, avec plusieurs sites à Toulouse et Montpellier. À partir de mars, nous couvrirons une quarantaine de villes d’Occitanie.

QDF : Que devez-vous faire d’ici la mise en place du nouveau service au 1er janvier 2020 ?

A. F : Nous allons avoir des échanges thématiques en visioconférence plusieurs fois par semaine avec France compétences sur tous les points qu’il faut clarifier avant l’ouverture (organisation administrative du marché, communication, système d’information…). D’ici le 1er janvier, notre système d’information qui transmettra à France compétences des données en continu sur le marché (nombre de personnes suivies, types d’actions engagées…) sera opérationnel. Nous devons aussi former nos équipes sur cette offre de service et mettre en place les partenariats structurants au niveau des autres acteurs du CEP, du SPRO et des Opco, pour démarrer le nouveau service dans de bonnes conditions.


Les Centres interinstitutionnels de bilans de compétences retenus : Auvergne-Rhône Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est (avec la CCI de Meurthe-et-Moselle), Nouvelle Aquitaine, Provence Alpes Côte d’Azur, Guadeloupe et Mayotte.

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