Un conseil d’administration préfigurateur pour Transitions Pro Occitanie

L’association Transitions Pro Occitanie a tenu son premier conseil d’administration préfigurateur le 25 octobre dans les locaux du Fongecif Occitanie qu’elle remplacera au 1er janvier 2020. Le conseil, composé de 50~% de membres issus du CA du Fongecif, a adopté ses statuts, son règlement intérieur et désigné les membres de son bureau.

Par - Le 07 novembre 2019.

Son nouveau président (Medef) est Éric Peytavin, chef d’entreprise de Perpignan ; sa vice-présidente (CFDT) est Séverine Garandeau-Martin, secrétaire générale de l’Uri-CFDT et présidente du Carif-Oref Occitanie. « Notre volonté commune de construire paritairement cette nouvelle instance est manifeste, ont-ils déclaré conjointement, non seulement pour asseoir Transitions Pro Occitanie dans le paysage régional de la formation professionnelle aux côtés des instances politiques quadripartites, mais aussi pour assurer la transition sans discontinuité et répondre aux nombreuses missions de la Commission Paritaire Interprofessionnelle Régionale (Cpir) inscrites dans la loi du 5 septembre 2018 ».

Maillage territorial à construire

La directrice générale du Fongecif Occitanie Christine Vo Van conservera ses fonctions et l’ensemble du personnel en CDI (une cinquantaine de personnes pour une quarantaine d’équivalents temps plein) restera en poste dans la nouvelle structure qui ne sera cependant pas « un Fongecif bis », soulignent en chœur président et vice-présidente. « Suite à la perte du CEP (conseil en évolution professionnelle), notamment de niveau 1, nous allons devoir accompagner les salariés dans la transformation de leurs métiers pour qu’ils puissent être reclassés sur de nouveaux postes, de gestion du CPF de transition ou sur de nouvelles missions », a indiqué Séverine Garandeau-Martin.

« Nos marges de manœuvre seront un peu plus importantes et nous allons pouvoir travailler sur l’implication des acteurs économiques régionaux », estime Éric Peytavin, déjà membre du CA du Fongecif, insistant sur le caractère régional plus important de la future ATPro. « La première question à traiter sera le maillage territorial de la future structure, qui ne pourra se faire qu’avec des partenariats (la Région, les opérateurs du CEP, Pôle emploi, l’Apec, les Missions locales…) » souligne de son côté la vice-présidente. Un enjeu majeur dans une région aussi grande et aussi variée que l’Occitanie, avec montagnes, mer, zones rurales et grandes métropoles.

Vérification du caractère réel et sérieux des démissions

Bien connaître les spécificités locales et régionales sera crucial dans la nouvelle mission qui incombe aux ATpro : la vérification du caractère réel et sérieux des démissions pour reconversion . « Nous regarderons l’adéquation du projet du demandeur avec les besoins locaux », remarque le chef d’entreprise. « Nous sommes encore dans la construction car il fallait attendre des précisions de l’État sur ce qu’on entend par “ projet à caractère réel et sérieux ”, prévient Séverine Garandeau-Martin. C’est un défi car, au-delà de la matrice de la loi et du décret, quels seront les moyens pour être le plus objectif possible et permettre à chacun d’avoir accès à ses droits ? » Les commissions en charge de ce dossier seront élues lors du prochain conseil du 12 décembre. Elles pourront s’appuyer sur l’expertise du personnel du Fongecif, qui effectue du CEP de niveau 2 et 3,ainsi que sur l’analyse statistique et prospective des besoins en compétences territoriaux du Carif-Oref.

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